J'étais mort, mais je rêvais
(Agence Science-Presse) Nombreux sont ceux
qui aimeraient croire à ces récits de vie
après la mort, au cours desquels des gens ont traversé
un long tunnel au bout duquel brillait une intense lumière.
Mais une expérience pour le moins déprimante
vient de conclure qu'il ne s'agit de rien de plus qu'un rêve.
Des explications médicales, psychologiques et même
culturelles ont été proposées depuis
plus de trois décennies à ces "expériences
de mort imminente" (EMI, ou Near-Death Experience
en anglais). Les uns soulignent le fait que, contrairement
à la croyance populaire, la grande majorité
des gens qui ont été cliniquement morts pendant
quelques minutes, n'ont jamais rapporté un tel souvenir.
Les autres suggèrent que la métaphore d'un
tunnel et d'une lumière est peut-être tout
bonnement culturelle (le mythe du passage vers un autre
monde est au coeur des religions judéo-chrétiennes),
ce qui expliquerait que ces récits soient surtout relatés en Occident.
Des chercheurs, au moyen de stimulations électriques
sur des zones particulières du cerveau, sont même
parvenus à convaincre des patients qu'ils étaient
en train de se détacher de leur corps et de flotter au-dessus de la pièce.
Mais dans la dernière édition de la revue
américaine Neurology, une équipe dirigée
par Kevin Nelson, de l'Université du Kentucky, décrit
des résultats encore moins réjouissants pour
les "croyants": les 55 patients que ces chercheurs ont interviewé
et qui avaient rapporté une EMI sont également
ceux qui mélangent le plus souvent leurs rêves
avec la réalité: autrement dit, ceux à
qui il arrive de se demander: est-ce que j'ai rêvé
ça ou si je l'ai vraiment fait?
Ce type de confusion se produit parfois lors de phénomènes
appelés paralysie du sommeil. Parfois, il se produit
sous la forme d'hallucinations visuelles ou auditives. Les
neurologues le décrivent comme un aspect du sommeil
paradoxal (REM, soit le moment où nous rêvons)
qui s'introduit soudainement chez une personne éveillée.

