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Pas de soucoupes volantes en Grande-Bretagne

Agence Science-Presse, le 15 mai 2006, 0h00

(Agence Science-Presse) Un rapport du ministère
britannique de la Défense sur les objets volants
non-identifiés conclut à l’absence de preuves de vie extra-terrestre.

Le volumineux rapport de 400 pages a été
gardé secret pendant six ans –de peur que d’aucuns
ne s’insurgent contre cette utilisation douteuse des
fonds publics... ce qui est exactement ce qui se produit
à présent.

Le rapport est sorti au grand jour la semaine dernière
en raison d’une demande faite par un professeur de
journalisme à l’Université de Sheffield
Hallam, en vertu de la Loi d’accès à
l’information. Ce professeur, David Clarke, a expliqué
qu’il voulait ainsi tester les mécanismes de
la Loi d’accès : il lui a fallu 18 mois
pour obtenir le rapport, dont l’identité de
l’auteur a été gardée secrète.

L’étude, intitulée Unidentified
Aerial Phenomena in the UK, en arrive à des conclusions
qui décevront les uns et n’étonneront
pas les autres : " aucun fait ne permet de
suggérer que ces phénomènes sont hostiles
ni même sous quelque type de contrôle, autre
que celui des forces physiques naturelles ".

En fait, " il n’existe aucune
preuve que des objets " solides " existent,
qui pourraient causer un danger de collision ".

Curieusement, certains partisans de visites
extra-terrestres ont, eux, été prompts à
conclure de ce rapport qu’il " conclut à
l’existence des OVNI ". Car le rapport écrit
qu’il existe effectivement des " objets volants
non-identifiés " ou plus exactement des
" phénomènes aériens "... puisque des gens en voient! Mais de là à conclure
que ces phénomènes aériens sont de
nature mystérieuse, il y a une marge.

Météorites dans certains cas, phénomènes magnétiques, électriques
ou météorologiques dans l’atmosphère,
la mésosphère ou l’ionosphère
dans d’autres cas : comme il s’agit de phénomènes
rares, il n’est pas étonnant, conclut le rapport,
que la plupart des gens ne les observent qu’une seule
fois dans leur vie et ne soient ainsi portés à
leur attribuer une origine artificielle.