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Les débrouillards

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Une souris verte qui ne court pas dans l'herbe

Agence Science-Presse, le 6 novembre 2006, 0h00

(Agence Science-Presse) Il existe des souris qui brillent dans le noir ! On ne peut pas les attraper par la queue car celle-ci est coupée: c'est là une caractéristique des organismes génétiquement modifiés. Mais à quoi servent donc toutes ces manipulations?

Le
site des conférences
Armand-Frappier.

Les souris sont très utiles dans la lutte contre le cancer, le diabète,
l’obésité et même pour la régénération
neuronale ", a rappelé le Dr Michel
Tremblay, directeur du Centre de cancer de l’Université
McGill, lors d’une conférence présentée
en octobre à Laval, dans le cadre des Biosciences
apprivoisées, organisée par le musée
Armand-Frappier. Plus spécifiquement, dans le cas
de notre souris "fluo", ses embryons seront utilisés
comme cellules souches pour cloner de nouvelles souris.
Certes, les chercheurs ressemblent à
des apprentis-sorciersapprentis sorciers lorsqu’ils
" construisent " leurs souris. À
la manière de blocs Leégo, on insère
ou bien on en enlève des gènes et ce qu'on
appelle des promoteurs, ou régulateurs du gène.
Les souris développent alors des maladies ou au
contraire, s’en préservent. " Avec
la quantité énorme de gènes aux fonctions
inconnues, dont on ne connaît pas toujours la fonction,
on recherche des outils pour identifier les maladies,
pour les guérir, et développer de nouveaux
traitements " explique le Dr Tremblay.
Car ces expériences ne sont pas fortuites.
Qui plus est, nous sommes très proches des souris.
Nous possédons à peu prèssensiblement
le même nombre de gènes (environ 35 000),
et nombre d’entre euxbeaucoup ont des fonctions similaires.
Par exemple, la découverte d’une souris capable
de guérir du diabète de type II est à
l’origine d’une grande recherche mondiale. " Grâce
à cette souris, il commence à y avoir sur
le marché des phases cliniques "
continue le Dr Tremblay.
L’étude des cellules souches
pourrait permettre à de nombreux couples susceptibles
de transmettre de graves maladies génétiques
à leur descendance de procréer sans risque. Ou de greffer avec moins de risques de rejet de la peau à des grands brûlés ou de la moelle osseuse à des patients ayant subi radiothérapie ou chimiothérapie. De nouveaux tissus répareraient le cœur et les vaisseaux sanguins.

Certes, il y a eu des ratés. On peut penser à la chèvre-araignée qui ne produisaitt pas des fils d’araignée comme prévu mais moins de dix grammes 10 g de protéines de soie par litre de lait. On est loin des miracles annoncés !

Biosciences apprivoisées est un cycle de conférences destiné au grand public et organisé par le Musée Armand-Frappier de Laval. Elles présentent des sujets d’actualité en biosciences. Le 8 novembre par exemple, la Dr Patricia Hudson, de la direction de santé publique à Laval, tente de répondre à la question : La grippe aviaire est-elle à nos portes ?

Joanna Prime