Les fleuves en état de choc
(Agence Science-Presse) Quelques-uns des plus importants cours d'eau de la Terre sont menacées par les barrages, la pollution et les changements climatiques.
Liste des 10 fleuves les plus menacés
Salween en Chine
Danube en Europe centrale
La Plata en Amérique du sud
Rio Grande-Rio Bravo en Amérique du Nord
Ganges en Inde
Indus au Pakistan
Nile-Lake Victoria en Afrique du nord
Murray-Darling en Australie
Mekong-Lancang en Asie du sud-est
Yangtze en Chine
Plusieurs grands fleuves incluant le Nil, le Gange, le Yangtze et le Danube risquent de disparaître à cause de problèmes créés par les humains selon le dernier rapport de l’Organisation mondiale de protection de l’environnement (WWF). Une utilisation irresponsable de l’eau et une protection inadéquate des rivières et des fleuves ont détruit leurs écosystèmes et menacent la subsistance de plusieurs riverains. Le rapport du WWF rendu public lors de la journée mondiale de l’eau, le 22 mars dernier, révèle que dix des grands fleuves de la planète sont en danger, dont cinq en Asie.
«Si ces fleuves meurent, des millions de personnes perdront leur gagne-pain, la biodiversité y sera détruite, l’eau douce se fera de plus en plus rare, l’agriculture sera affectée, ce qui provoquera beaucoup d’insécurité», explique Ravi Singh, secrétaire-général du WWF en Inde.
Les barrages empêchent plusieurs fleuves d’inonder les plaines ce qui assèche et détruit les habitats. Le Danube qui coule de l’Allemagne vers l’Europe du sud-est jusqu’à la Mer Noire et qui contenait plus de la moitié de toutes les espèces de poisson en Europe, a perdu 80% de ses zones humides à cause des barrages.
Le Nil, le plus long fleuve au monde, qui a été la source d’eau potable des Égyptiens pendant des milliers d’années risque de se retrouver à sec d’ici 2025. Le bassin du Yangtze est l’une des fleuves les plus pollués au monde à cause de l’industrialisation rapide de la Chine
«Le monde fait face à une crise importante de l’eau douce qui risque d’être aussi dévastatrice que le réchauffement climatique », explique Dr David Tickner, chef du programme de l’eau douce de l’Organisation mondiale de protection de l’environnement (WWF).

