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Le mystère des allergies s'épaissit

Agence Science-Presse, le 18 juillet 2007, 20h00

(Agence Science-Presse) Il y a maintenant longtemps que les médecins accumulent des données démontrant un lien entre allergies et mode de vie. Quel lien exactement, on n’en est pas sûr, mais la croissance rapide du nombre d’allergies dans les pays riches, signale un problème de société autant qu’un problème médical. Mais dans ce cas, qu’est-ce qui peut expliquer l’écart grandissant entre le Nord et le Sud des États-Unis?

Les allergies potentiellement mortelles sont en effet beaucoup plus répandues dans le Nord de ce pays, viennent de découvrir des chercheurs en santé publique de l’Université Harvard.

Au Massachusetts et au Connecticut, on compte quatre fois plus de prescriptions pour de l’adrénaline —le produit que les allergiques peuvent s’injecter en cas de crise— qu’au Nouveau-Mexique, rapportent
Carlos Camargo et ses collègues dans le Journal of Allergy and Clinical Immunology. Cela se traduit, dans ces deux États du Nord-Est, par 12 personnes sur 1000.

Bien que quantité de chercheurs aient identifié quantité de produits allergènes au cours des deux dernières décennies —des fruits de mer aux arachides, pour ne citer que les plus répandus— et bien qu’on en sache aujourd’hui beaucoup sur ce qui se passe dans notre organisme lorsque se déclenche une réaction allergique, les chercheurs sont toujours dans le noir quant à ce qui explique que ces réactions soient plus nombreuses dans un lieu plutôt qu’un autre, voire chez un individu plutôt qu’un autre. Et pourquoi davantage de personnes développent des réactions beaucoup plus graves (ce qu’on appelle le choc anaphylactique).

C’est comme une recette dont on aurait l’impression d’avoir tous les ingrédients... sauf un, le plus important!

Bien que les chercheurs dont il est question ici avancent l’ensoleillement comme facteur —moins de Soleil dans le Nord signifie moins de vitamine D, donc, peut-être, des organismes plus vulnérables— « il y a certainement d’autres explications possibles », reconnaît Camargo.