Vos papilles frétillent devant cette boîte de chocolats? Un conseil, à la Saint-Valentin, savourez-les bien. Car votre péché mignon a une épée de Damoclès au-dessus de la tête!   

Comme vous, des millions d'adorateurs fondent de plaisir devant le cacao élaboré à partir de fèves fermentées et grillées. Pas étonnant que la demande mondiale ait explosé… Problème, la production ne suit pas. Avec 3 millions de tonnes annuelles, dans les forêts tropicales des principaux pays exportateurs (Brésil, Équateur, Côte d'Ivoire, Ghana, Nigeria, Cameroun, Indonésie), les petits exploitants ne trouvent pas la formule magique permettant d'en produire davantage.    Augmenter les surfaces cultivées? Et c’est la forêt qui risque d’en payer le prix, car les techniques de culture sur brûlis contribuent à la déforestation… À ce dilemme s'ajoute le fléau des champignons qui engloutit chaque année un tiers des récoltes : la « pourriture brune » qui se répand à l'échelle mondiale, ainsi que la maladie du balai de sorcière et la moniliose des cabosses qui, elles, se cantonnent au continent sud-américain. Mais pour combien de temps encore? Et le réchauffement climatique qui accentue la sécheresse dans ces pays, une vraie plaie pour les cacaoyers qui aiment tant l'eau!   Alors, comment sauver le chocolat? En travaillant sur le rendement des arbres et leur résistance. Des chercheurs américains, issus d'un partenariat public privé auquel participent de grandes compagnies dont le géant alimentaire Mars inc. et IBM, ont découvert qu'il y avait une plus grande diversité génétique au sein des cacaoyers qu’on ne le pensait. Cette étude a déjà permis de dénicher des gènes de résistance aux champignons chez des cacaoyers sauvages, lesquels pourraient permettre de développer de nouvelles variétés plus robustes aux maladies. Sans parler des possibilités de créer de nouveaux parfums chocolatés jusqu'ici totalement inconnus! On en salive d’avance…