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L’accélérateur vert

Isabelle Burgun, le 28 juillet 2009, 15h00

(Agence Science-Presse) Les véhicules de demain seront peu polluants et moins énergivores. Un peu à l’image de la ZENN, la petite voiture électrique québécoise. L’Institut du transport avancé du Québec (ITAQ), l’équipe à qui on doit cette voiture électrique populaire, lance un nouveau véhicule destiné cette fois aux chercheurs et aux industriels.

L’accélérateur vert
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L’accélérateur vert

Celui-ci n’est pas fait pour circuler en ville : il s’agit d’un véhicule générique d’essais pour les ingénieurs et les concepteurs chargés de développer les voitures du futur. Une sorte de banc d’essai — nommé aussi mulet — détachable en trois morceaux : l’avant du véhicule, le milieu et l’arrière.

Cette particularité permet à deux ou trois équipes de différents laboratoires du pays de travailler simultanément sur le même prototype de voiture! « Des chercheurs de Vancouver pourront travailler sur la propulsion tandis que d’autres, à l’autre bout du pays, s’occuperont d’efficacité énergétique. Et, dans un autre laboratoire, une autre équipe tentera de réduire les émissions polluantes. Simultanément et pour le même véhicule. Ce qui réduira les pertes de temps », explique Hugo Marsolais, directeur des opérations et initiateur du nouveau projet de l’ITAQ.

Le « Linux » du transport

Afin que le transport terrestre de demain vire au vert, le Québec s’est doté d’un pôle de recherche sur le transport durable dans la région des Laurentides. Issu du réseau Transtech — le regroupement des centres collégiaux de transfert de technologie associés aux cégeps et aux collèges du Québec —, l’ITAQ se positionne comme un agent d’innovation, une sorte de courtier ou d’intermédiaire en technologie.

Le centre met ainsi à la disposition des entreprises et des organisations du secteur transport terrestre, son équipe multidisciplinaire et ses divers équipements de pointe pour offrir assistance, mentorat, etc. « C’est comme au restaurant, vous pouvez choisir un item ou prendre tout le menu », relève le directeur.

Le centre de Saint-Jérôme propose trois services : une veille technologique, une expertise mécanique et en ingénierie et des équipements de pointe. Et ce, gratuitement. « Nous voulons être le Linux du transport terrestre. Nous prônons la gratuité et la libre circulation de la technologie. Par exemple, nous incitons les laboratoires à s’approprier notre nouveau véhicule générique d’essais en le copiant », explique Hugo Marsolais.

Du côté de la recherche, ce nouveau véhicule serait aussi un accélérateur de collaboration. Déjà, des ingénieurs de l’Université de technologie de Belfort-Montbéliard — le centre français du véhicule du futur Mobilis — ont réservé un prototype. Ce qui ouvre une large porte à des échanges France-Québec.