Publicité
leaderboard_bfseguin.jpg

Bourse Fernand-Seguin

Autre action

Actualité

Inde: l'eau oubliée

Agence Science-Presse, le 30 septembre 2009, 13h00

(Agence Science-Presse) Retour sur une nouvelle qui a brièvement eu des échos au début du mois : l’Inde approche-t-elle du moment où elle va manquer d’eau? Pour un pays d’un milliard d’habitants, ce serait catastrophique.

Pas facile
L’Inde utiliserait 83% de son eau pour l’agriculture. Au Rajasthan et au Punjab, 95%.

Selon le ministère indien de l’Eau, le pays n’utiliserait que 62% de l’eau disponible, si on additionne l’eau de pluie et l’eau souterraine. Cette estimation est toutefois jugée trop optimiste par l’Institut indien de technologie.

La fonte des glaciers ajoute aux difficultés; moins de glace signifie moins d’eau dans les rivières.

Et la Chine parle de construire des barrages au Tibet, d’où proviennent la plupart des rivières qui coulent en Inde.

Et aussi, paradoxal, puisque ce pays est sur une lancée économique qui lui a fait surpasser la plupart de ses concurrents —sauf la Chine— qu’il abrite des légions de cerveaux dans des domaines de pointe —neurologie, ingénierie, électronique— ce qu’il a d’ailleurs prouvé l’an dernier, en envoyant sa première sonde vers la Lune.

Mais l’eau est manifestement une chose qui, titrait le New York Times, « a été laissée de côté ». Dans le nord du pays, ont annoncé les publications scientifiques au début de septembre, l’irrigation est en train d’assécher les nappes d’eau souterraines

Le nord du pays, c’est une bande de 2000 kilomètres de long qui court le long des flancs de l’Himalaya, du Pakistan jusqu’à la mer. Ce sont des terres agricoles qui, dans les années 1960, ont triplé leur productivité grâce à des politiques agressives d’irrigation. Ce sont, surtout, 600 millions de personnes.

L’Inde, c’est aussi la mousson, c’est-à-dire des mois sans la moindre goutte de pluie (et l'été 2009 fut encore plus sec que la moyenne), d’où l’importance d’une politique sévère d’irrigation. Au milieu des années 1990, l’Administration indienne des eaux souterraines évaluait que les fermiers extrayaient chaque année 172 kilomètres cubes d’eau, dans cette région du nord seulement. C’était déjà jugé aux limites du renouvelable, et l’étude parue au début du mois dans les Geophysical Research Letters est venue confirmer qu’entretemps, on avait dépassé le seuil critique : l’aquifère se vide désormais plus vite qu’il ne se renouvelle.

L’Inde avait été au coeur de la révolution verte des années 1960 —qui, en accroissant la productivité des champs, avait permis de nourrir une population croissante et d’éviter une famine catastrophique. Mais cette fois, le problème est plus complexe : il faudrait mieux gérer l’eau ET accroître la production, alors que dans les années 1960, il ne s’agissait « que » de produire davantage.

La mythique croissance indienne a aussi contribué à une certaine complaisance... « Beaucoup d’entre nous avons été transportés [par les succès économiques] et en avons oublié que ces problèmes existaient », juge dans le New York Times l’économiste indien Bharat Ramaswami.

Perte nette, selon le géophysicien Virendra M. Tiwari : 54 kilomètres cubes d’eau par année entre 2002 et 2008. Plus concrètement, ça représente une nappe d’eau dont le « sommet » est de 10 centimètres plus profond chaque année. Selon une seconde étude appuyée sur des données satellites, dans une région critique, cela représente 33 centimètres en moins par année.

Un point de comparaison : dans le sud-ouest des États-Unis, les autorités s’inquiètent publiquement depuis des années du recul du lac Mead, qui alimente une bonne partie des états de la région. Eh bien le recul des aquifères indiens est, lui, trois fois plus élevé que celui du lac Mead.

La grande question est évidemment : pouvons-nous changer de trajectoire? « L’écolo-économiste » Lester Brown croit que oui :

Pouvons-nous prendre une route de l’économie qui soit durable? Nous croyons que oui. C’est ce dont parle le Plan B. Il vise à stabiliser le climat, stabiliser la démographie, éradiquer la pauvreté et restaurer les systèmes naturels de soutien de l’économie. Il prescrit une réduction mondiale des gaz à effet de serre de 80% d’ici 2020, pour garder la concentration de CO2 sous les 400 parties par million.

Bien sûr, pour cela, il faut songer à un virage radical vers des énergies moins polluantes et qui gaspillent moins. Un virage de cette ampleur, dit-il, ne se compare qu’à une mobilisation dont les nations ont été capables en temps de guerre.

2 commentaires

Portrait de Sufan

L'eau source de vie,

Le désert est arrive a Pékin, L'eau s'évapore très rapidement, dans les 10 ans a venir l'eau stocker sur le bord de mer en chine va bientôt s'évaporer a son tour, ceci provoquera des déséquilibres climatiques très importants.

L'inde est l'un des pays qui souffre en premier de ce déséquilibre, très prochainement les USA et le sud Afrique se trouveront dans le même pétrin, la chine ayant déjà de gros soucis d'approvisionnement d'eau ne sait comment gérer l'eau qui reste (au nord).

Alors que si nous regardons bien, des traces encore existantes de grands lacs qui sont encore visibles au USA et en chine (Nord-Ouest), pres des pays Arabes, il reste encore des rivières qui alimentaient ce lac...
Regardez, cherchez, vérifiez...

Ouvrez les Yeux Bon-sang!
Nous avons retirer l'épiderme qui recouvre les sols de la terre. Nos ancêtres les Gaulois vivaient dans les forets
Pourquoi le massif central produit-il tant de nuages continuellement mais pas le nord de la France ?
La forets du massif-central fait la différence...

Les arbres ont la particularité de transformer l'air, en 2 mouvements:
1) inspirer l'air dans la journée.
2) expulser l'oxygène la nuit.
le carbone est stocke dans le tronc de l'arbre, et quand ce dernier meure a son tour, le carbone retourne en terreau.

Le pôle nord
Les forets de sapins qui peuplaient la Russie centrale gardaient la neige sur le sol hors des rayons du soleil, ainsi le pôle nord pouvait "ETRE".
La neige a fondue, les glaciers disparaissent, et c'est le tour aux glaciers d'Europe...

Du bon sens
L'inde ? Surpopulation! que l'on retrouve un peu partout dans le monde...
Plus de place pour ces gens, la disparition de la Foret est donc indispensable... et de graves déséquilibres arriveront encore et encore, ce n'est qu'un début je pense...

Ce n'est juste que du bon sens mes amis, du bon sens...
Nos ancêtres vivaient tous dans les forets... et n'avaient pas les problèmes climatiques que l'on a maintenant.

Mon surnom sur le web Sufan,

Pour plus de detail (en anglais) spsufan@gmail.com

Portrait de Sufan

Pourquoi avons nous besoin des forets? Simplement
parce que:

Le niveau de la mer a augmenter de 82cm selon les
scientifiques, absolument normal ….
[de Pascal: d'où provient ce chiffre?]
Il n'y a plus de retenue d'eau produit par l'ombre
des forets, donc cette eau s'évapore et retourne a la mer. , Faites un calcul:
simple:

82cm de difference ou de surplus d’eau de la mer
est en faite le volume d'eau qui était retenu sur les continents

De même pour la couche d'ozone les arbres stoquent le
carbone, et fabriquent l'oxygène que nous avons besoin …
[de Pascal: il n'y a aucun rapport entre la couche d'ozone et le stockage du carbone par les arbres]

1. Les forets stoquent l’eau font les Nuages.

2. Les forets rafraîchissent et humidifient l'air

3. Les forets garantissent un surplus d'eau et font les rivières sousterrainnes et a la
surface de la terre.

4. Les nuages ainsi fait, gardent le monde humide dans une température douce.

5. Les nuages ainsi fais font les retombée de pluies.

6. Les nuages nous protègent des rayons uv dangereux du
soleil.

8. Les nuages transportent les eaux d'une place a une autres.

9. Les nuages arrosent le sol donc apporte la vie
végétale sur toute la surface de la terre.

10. Pour faire de la terre une place agréable a vivre nous avons besoin des pluie et des nuages donc des forets.

Pas seulement pour l'oxygène (qui devient rare maintenant) mais pour beaucoup de raisons citer plus haut.

11. Les nuages empêchent le rechauffement de la mer et gardent une température constante selon les saisons sur tous les continents ecrivez moi pour avoir un dossier complet sur ce sujet,.

[de Pascal: Pourquoi nous parlez-vous des forêts alors que le mot forêt n'apparaît pas une seule fois dans le texte que vous commentez?]