Vaccination contre le A(H1N1)
Tous pour un ou un pour tous?
(Agence Science-Presse) Être ou ne pas être vacciné, la question est urgente, à l’arrivée lundi des premières doses. Et si une personne refusait la vaccination, pose-t-elle un danger pour les autres? Alors que le tiers seulement des Québécois pensent se faire vacciner, est-ce une responsabilité individuelle ou collective? Deux spécialistes se prononcent.
Le Dr Marc Zaffran est l’un des deux participants du débat Grippe A(H1N1) – Être ou ne pas être vacciné? organisé au Cœur des sciences de l’UQAM, ce mercredi 21 octobre, à 19 h. Il fera face à Karl Weiss, professeur de clinique, microbiologie et immunologie à la Faculté de médecine de l’Université de Montréal et à l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont.
La vaccination : une responsabilité collective
Faites-vous vacciner, S.V.P.! Le titre coiffait la lettre du Dr Claude Rivard, médecin et chef de service des soins intensifs au CSSS Pierre-Boucher, à Longueuil. Celle-ci a été publiée jeudi dernier dans La Presse, et ressemble à un cri du cœur.
Le spécialiste y raconte la mort d’une jeune patiente infectée par la grippe A (H1N1), au début de la pandémie. Pour lui, la vaccination est un devoir de protection pour lui-même, sa famille et ses patients. « J’entre en contact à tous les jours avec des gens malades. Pour moi, refuser la vaccination s’apparente à une faute professionnelle grave! »
La pandémie se situe aujourd’hui à un niveau incontrôlé, ajoute-t-il. Le seul moyen efficace d’y faire face reste la vaccination, selon lui. Une personne qui la refuse est libre de le faire. « Mais comme il existe un traitement, que le virus n’a pas encore muté vers une forme plus virulente, qu’on sait qu’il va y avoir des décès, le refus de la vaccination m’apparaît complètement irresponsable au plan social. »
La vaccination : une responsabilité individuelle
Il est malhonnête d’imputer la vaccination à une responsabilité individuelle, tranche le Dr Marc Zaffran, médecin généraliste, chercheur invité du Centre de recherche en éthique de l’Université de Montréal et écrivain.
« Premièrement, pourquoi faut-il être tenu individuellement responsable de se faire vacciner contre la grippe A (H1N1), jugée à ce stade-ci comme étant bénigne, et d’être exonéré de la responsabilité concernant la grippe saisonnière, qui tue 100 fois, voire 1000 fois plus de gens? »
Marc Zaffran ne nie pas la responsabilité sociale du gouvernement envers la crise. Il lui reconnaît au contraire le devoir de proposer le vaccin à l’ensemble de la population. Et surtout celui de l’informer des avantages économiques et sanitaires de le recevoir. « Mais je conteste l’idée qu’il faille vacciner tout le monde pour protéger les gens à risque, lance-t-il, alors qu’on ne le fait pas pour la grippe saisonnière, beaucoup plus virulente. »
Pour l’instant, les statistiques lui donnent raison. Le nombre de décès liés à la grippe A (H1N1) atteignait 4735 personnes le 11 octobre dernier, selon les chiffres de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Alors que la mortalité associée à la grippe saisonnière est évaluée de 250 000 à 500 000 personnes annuellement, explique Marc Zaffran.
Un seul consensus
Tous deux s’entendent par contre sur une chose : la vaccination contre le A(H1N1) est prioritaire pour les gens à risque (femmes enceintes et enfants de six ans et moins).
10 commentaires
|
par Visiteur
il y a 2 années
|
|
![]() |
C'est comme pour la corruption, les médias officiel n'en parlaient pas mais les gens commençaient drôlement à savoir qu'elle existait, les médias officiel surtout depuis le 11 septembre 2001 ne nous disent ce qu'ils veulent qu'on sachent, par chance les gens commencent à se réveiller car ça ne passe plus aussi bien. |
|
par Visiteur
il y a 2 années
|
|
![]() |
Vaccination H1N1: Des infirmières Suedoises tombent gravement malades !Hier, trente personnes se plaignaient auprès des autorités suédoises des effets secondaires graves qui les avaient poussés à contacter un hôpital. Aujourd’hui, ce nombre est passé à 140 personnes. Le journal suédois Expressen demeure le seul en Suède à mentionner ces cas et comme d’habitude, ceci ne constitue que la partie visible de l’iceberg... Allez voir l'article ici -> http://www.spreadthetruth.fr/?p=4552 |
|
par Visiteur
il y a 2 années
|
|
![]() |
Au lieu d'écrire "ces histoires d'infirmières suédoises sans fondements" Et n'appelez pas "groupes" des quotidiens aussi honorables que ceux de votre pays. |
|
par Pierre
il y a 2 années
|
|
![]() |
Si nous aurions une vraie pandémie grippale mortelle les gens ne se poseraient même pas la question à savoir s'ils se feraient vacciner ou pas, dans le cas présent c'est une grippette et les gouvernements ont peurs de perdre la face si les gens ne se font pas vacciner et que rien de grave ne se passe, autrement si les gens se font tous vacciner ils pourront dire que grâce au vaccin le pire à été éviter, les plus mort de rire dans tout cela sont les pharmaceutique. |
|
par Danny Raymond
il y a 2 années
|
|
![]() |
La grippe A (H1N1) se répand très facilement. À l'émission « L'après-midi porte conseil », sur les ondes de Radio-Canada, le médecin à l'Institut de cardiologie, Alain Vadeboncoeur, a soutenu que les salles d'urgence étaient bondées de cas graves de la grippe, cet été. Même son de cloche du Dr Rivard, interviewé pour la rédaction de cet article. Tout le monde en convient, la campagne de relations publiques de la direction de la Santé publique du Québec est un échec lamentable. Les messages contradictoires ont librement circulé, contribuant au cynisme inégalé dans la population. Pour gagner la faveur de l'opinion publique, le combat est inégal entre les détracteurs du vaccin et les pouvoirs publics. Paradoxalement, le gouvernement a beaucoup plus de difficultés à se défendre, puisqu'il a tout le fardeau de la preuve sur le dos. À l'inverse, les détracteurs n'ont de compte à rendre à personne quand vient le temps de prouver scientifiquement, à leur tour et hors de tout doute raisonnable, le fondement de leurs allégations. Ce qui entraîne un climat de peur où personne ne s'y retrouve. |
|
par Visiteur
il y a 2 années
|
|
![]() |
Bobjour! Je pense que ça passe d'abord par la prévention de base: bonne alimentation, exercice physique, repos et joie! Se faire vacciner, lorsqu'on n'est pas à risque, nous met plutôt en situation de risque: affaiblir le système immunitaire et injecter à son corps une foule de substances chimiques dont on ne sait trop l'effet à court et long terme! Tant mieux, cela met au grand jour le débat sur la vaccination, certaines personnes se réveillent et réalisent c'en est trop! Trop de peur, trop d'interventions non-necessaires, trop de magouille! |



Autre nouvelle qui n'as pas été déclaré, au Québec les ministres bénéficieront d'un vaccin sans adjuvant, aux effets secondaires sensiblement inexistants que celui réservé au reste de la population.