SEOUL, Corée du Sud. Connu pour son flair hors du commun, le berger allemand Quinn mettra de nouveau à contribution ses talents de fin limier pour retracer les engins explosifs dans les aéroports.

Enfin… presque! En fait, ce sont trois nouveaux chiens, des clones de Quinn, qui prendront du service durant la prochaine année sur la petite île tropicale de Jeju, un endroit prisé par les Coréens pour aller passer leurs vacances.

Même scénario à l'aéroport international d'Incheon, près de Séoul, la capitale sud-coréenne. Depuis juillet, des chiens clonés font partie des effectifs pour renifler les bagages. Ils sont six labradors, des répliques d'un des chiens renifleurs les plus performants, à travailler à l’aéroport parmi 34 chiens.

L'utilisation de chiens clonés a fait ses preuves en quelques mois à peine. « Ces chiens clonés trouvent jusqu'à 20 % de substances illégales de plus que les autres chiens renifleurs », affirme Ji-Young Park, enquêteur dans la section des stupéfiants de la douane d'Incheon. À ses côtés, Toppy, son « compagnon de travail », est un de ces clones. Toppy passe ses journées entre les voyageurs à sentir les valises et les sacs.

Ces chiens clonés seraient également plus efficaces à l'entraînement. Auparavant, un chien sur 20 passait au travers du processus de sélection pour devenir chien renifleur. Tous les clones, eux, ont passé le test haut la main, en raison de leur flair exceptionnel, cadeau de leur héritage génétique. C'est pourquoi M. Park soutient l'utilisation de ces chiens dupliqués : « Nous avons besoin de chiens qui sont efficaces. Et ces clones surpassent les chiens normaux. Si j'avais le choix entre un clone ou un chien normal, je prendrais le clone. Je trouvais quand même cela un peu étrange au début, de travailler avec des clones, mais on s'habitue », précise-t-il en souriant.

La Corée du Sud est un des pays les plus avancés en matière de recherches sur le clonage. Récemment, ce petit monde avait été secoué par un scandale de taille : un chercheur de renommée mondiale, Hwang Woo-suk, a été reconnu coupable d'avoir faussé certaines données. Des enquêtes indépendantes ont prouvé que les chiens clonés étaient véritables.