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24 heures de science

Autrement la science

Isabelle Burgun, le 4 mai 2010, 13h29

(Agence Science-Presse) Jacques Kirouac est un homme discret. En effet, il aime plus volontiers braquer les projecteurs sur ses collègues que sur lui-même. Et pourtant, si près de 10 000 visiteurs sont attendus le weekend prochain, d’un coin à l’autre du Québec, pour participer aux 24 heures de science, c’est bien grâce à lui.

Jacques Kirouac - Crédits: Perrine Poisson
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Jacques Kirouac - Crédits: Perrine Poisson

Pour en savoir plus

24 heures de science accueille plus de 200 activités – c’est plus du double que sa première édition en mai 2006! — et prend l’affiche les 7 et 8 mai prochains partout au Québec :

http://www.science24heures.com

Cette fête québécoise de la science célèbre cette année son cinquième anniversaire. Et si l’idée de tenir un tel événement a d’abord germé dans la tête de Félix Maltais, l’éditeur des magazines Les Débrouillards et Les Explorateurs, c’est Jacques Kirouac qui est parvenu à la faire éclore avec éclat.

« C’est maintenant un événement reconnu. Mais il a fallu se faire un nom avec plus d’idées que d’argent », affirme le directeur de Science pour tous (SPT). Pour soutenir ce projet, l’organisme SPT compte actuellement sur l’équivalent de deux temps plein, d’une trentaine de bénévoles et d’un budget d’à peine 60 000 $.

Pour donner le jour à cette fête de la science, il a donc fallu compter sur toute la créativité de son organisateur. Et des idées, Jacques Kirouac en possède 13 à la douzaine. « Il dit souvent qu’il n’y a pas de problèmes, juste des solutions. Ce n’est ni routinier ni reposant de travailler avec lui, il est militant dans tout ce qu’il fait. Et il ne fait rien à moitié », précise Michel Cadieux, l’actuel directeur de la Société québécoise de spéléologie, ancien collègue et toujours ami.

Ce travailleur infatigable serait même, selon certains, un peu workaholic. « C’est un des rares que je peux joindre après 17 heures », confirme en riant Félix Maltais. Pourtant, il ne serait est pas la personne la plus versée dans les nouvelles technologies. « Il n’est pas à l’aise avec l’informatique, mais c’est un patron très attentionné », relève Perrine Poisson, chargée de projet et alliée indéfectible de Jacques Kirouac sur le 24 heures de science.

Impossible de soupçonner toute l’énergie communicatrice de cet homme au regard clair et à la chevelure et la barbe tirant vers le gris. Jusqu’à ce qu’il parle. « Il y a un contraste incroyable entre son physique doté d’une voix de stentor et la délicatesse qu’il déploie lors de relations humaines », relève Thérèse Drapeau, conseillère en développement durable à la Biosphère et responsable bénévole du service des communications pour les 24 heures de science.

D’un optimisme débordant, Jacques Kirouac possède aussi beaucoup d’enthousiasme pour porter ses idées. « Jacques a le don d’amener le monde avec lui. Il communique bien et n’a ni peur du ridicule, ni de foncer dans la nouveauté », affirme Roselyne Escarras, coordonnatrice du Carrefour des sciences et de la technologie de l’Est et bénévole pour le 24 heures de science.

La clé de voûte de l’événement réside d’ailleurs dans cette implication bénévole. Indispensables rouages de cette fête scientifique, les Communicateurs tout terrain, portent main forte aux organismes de culture scientifique à monter leur activité. « Sans argent, l’idée s’est imposée très vite : impliquer le plus grand nombre de gens de manière volontaire », confie le directeur de SPT.

Et ça marche. Plusieurs dizaines de jeunes, et de moins jeunes, se sont relayés depuis 2006 pour offrir un coup de projecteur aux 250 organismes membres de Science pour tous, d’Aster, dans le Bas-Saint-Laurent, au Zoo et refuge d’oiseaux exotiques Icare, en Estrie.

Où sera Jacques Kirouac cette fin de semaine pendant les festivités? « Je vais aller voir entre 8 et 12 activités, la moitié en Montérégie et l’autre moitié à Montréal. J’irai sans doute visiter un hôpital. L’an dernier, j’ai assisté en direct à une opération à cœur ouvert, c’était très impressionnant. Mais c’est un jeune qui aurait dû voir ça! », glisse le directeur de SPT. Piqué de science, Jacques Kirouac l’est déjà!