Éole : le mythe d’une énergie sans impacts
(Agence Science-Presse) Le vent peut-il fournir une énergie illimitée? Le bon sens dicte que oui, mais en réalité, le vent, comme chaque chose sur Terre, a ses limites. Peut-on mettre un chiffre sur ces limites?
Ce n’est pas un calcul facile auquel a voulu se livrer Axel Kleidon, de l’Institut Max-Plank de biogéochimie, en Allemagne. Car quel que soit le chiffre, ce sera un très gros chiffre. Il faut d’abord tenir compte de l’énergie du Soleil captée par la Terre : ça fait beaucoup, mais seule une partie se transforme en vent et en courants marins. Or, à l’heure actuelle, a calculé Kleidon dans Earth System Dynamics, l’énergie que nous exploitons — en bonne partie par le pétrole et le charbon — correspondrait à 5 ou 10 % de cette énergie « disponible ». C’est assez pour déduire que même si nous nous convertissions entièrement à l’éolien et au solaire, nous nous rapprocherions plus vite d’un mur que nous ne le pensions : car plus nous « captons » du vent, plus nous altérons la météo de la planète. À quelle vitesse, à partir de quel seuil, personne ne peut répondre à ces questions, et les experts en sont encore à décortiquer les calculs d’Axel Kleidon pour y trouver des failles.
C’est assez pour déduire que même si nous nous convertissions entièrement à l’éolien et au solaire, nous nous rapprocherions plus vite d’un mur que nous ne le pensions : car plus nous « captons » du vent, plus nous altérons la météo de la planète. À quelle vitesse, à partir de quel seuil, personne ne peut répondre à ces questions, et les experts en sont encore à décortiquer les calculs d’Axel Kleidon pour y trouver des failles. Pour en savoir plus : cet article du New Scientist.

