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La science québécoise récompensée

Isabelle Burgun, le 10 novembre 2011, 13h30

(Agence Science-Presse) La remise des Prix du Québec, dont quatre viennent saluer l’excellence de nos scientifiques, place le projecteur sur des parcours exceptionnels.

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Pour en savoir plus:

- Où en est la recherche en cholestérol? (vidéo).

L’attribution du Prix Wilder-Penfield 2011 à l’un des experts nord-américains du cholestérol, le chercheur Nabil Seidah, met à l’avant-scène les plus récentes avancées scientifiques en biochimie.

Du développement de la première statine synthétique –le traitement le plus en vogue actuellement contre le cholestérol– au développement d’un anticorps par injection, l’odyssée de cette molécule malaimée est jonchée depuis quelques années de très bonnes nouvelles.

Par exemple, la découverte majeure de l’équipe de recherche dirigée par ce biochimiste primé quant au rôle joué par les protéines convertases (PC) dans de nombreuses autres maladies humaines telles que l’Alzheimer, le cancer et le diabète.

«Ces énigmatiques ciseaux moléculaires, ou protéases, contrôlent plusieurs fonctions biologiques, dont le dérèglement peut mener à des pathologies graves», explique le professeur titulaire au département de médecine de l’Université de Montréal et directeur du Laboratoire de biochimie neuroendocrinienne de l’Institut de recherches cliniques de Montréal. Déjà en 2003, le chercheur et son équipe avaient identifié la protéine PCSK9 impliquée dans l’hypercholestérolémie. Les connaissances acquises sur les PC mèneront, estime-t-il, à de nouvelles thérapies, comme cet anticorps donné par injection.

«Le ciblage de la dernière convertase PCSK9 nous dirigera vers l’élaboration d’une nouvelle “statine” avec des effets secondaires nettement inférieurs et une efficacité bien supérieure. Un besoin criant pour au moins 25 % des patients hypercholestérolémiques», rappelle le chercheur pour qui ce prix représente un encouragement d’aller vers l’avant et de poursuivre ses recherches avec encore plus d’acharnement pour le bien de la société.

Des prix prestigieux

Jean-Claude Tardif, expert de renommée internationale de l’athérosclérose a décroché, quant à lui, le Prix Armand-Frappier 2011. Ce prix souligne ses qualités de bâtisseur. À titre de directeur du Centre de recherche de l’Institut de cardiologie de Montréal, il a érigé le Centre de coordination des essais cliniques de l’Institut (MHICC) et une importante biobanque de données.

Le professeur titulaire d’écologie végétale au département de biologie de l’Université Laval et titulaire de la Chaire de recherche nordique en écologie des perturbations, Serge Payette, est reparti avec en poches, le Prix Marie-Victorin 2011. Le géographe et agronome, souvent dénommé «doyen de la recherche nordique au pays», a réalisé des travaux sur la fonte du pergélisol.

Enfin, l’une des sommités mondiales de la philosophie allemande, Jean Grondin s’est mérité le Prix Léon-Gérin 2011. Avec 234 conférences prononcées en cinq langues, 20 ouvrages traduits dans une quinzaine de langues, 160 articles publiés dans des revues, le grand spécialiste de Kant, Heidegger et Gadamer est sans aucun doute le prolifique philosophe de l’Université de Montréal.