Capsules
Avec grandes signatures viennent grandes responsabilités
(Agence Science-Presse) L’annonce, en décembre 2010, de la découverte d’une «bactérie à l’arsenic», continue de susciter la controverse, personne n’étant parvenu à confirmer qu’il s’agissait bel et bien d’une bestiole aussi bizarre que ses découvreurs le prétendaient.
Mais les projecteurs se tournent à présent vers les «autres» découvreurs.
C’est que depuis un an, une seule des 12 signataires de cet article, Felisa Wolfe-Simon, a parlé publiquement de cette étude —et encore, pour ne dire que très peu de mots.
Bien que la réplique aux critiques, parue dans Science en juin 2011, ait été signée par les 12 coauteurs, aucun n’est venu défendre cette bactérie.
Un comportement qui donne du poids à ceux qui reprochent à certains chercheurs d’apposer leur signature sur des recherches auxquelles ils ont peu contribué, ce qui leur permet de grossir leur CV, mais les rend peu enclins à défendre le travail.

