Si vous croyez que la protection des espèces menacées est coûteuse aujourd’hui, attendez que les changements climatiques fassent leur oeuvre: vous n’avez encore rien vu.

Les zones protégées devront par exemple être agrandies, faute de quoi il faudra tirer un trait sur un nombre de plus en plus grand d’espèces.

Rebecca Shaw et ses collègues du Fonds de défense de l’environnement en Californie évaluent par exemple à 1,73 milliard$ la facture en 2050, et à 2,5 milliards$ en 2100..., et ce, pour une seule zone protégée de la Californie —la réserve du mont Hamilton.

Sa taille devra pratiquement doubler si on veut assurer la survie de 11 espèces. Une étude australienne parue dans la même édition de Conservation Biology arrive à des estimations moins décourageantes, mais très approximatives.