Ce n’est pas un secret, la consommation de pilules est en croissance dans le monde occidental. Les gens étaient-ils plus en santé dans les années 1990, ou sommes-nous tous hypocondriaques?

Ceux qui tirent la sonnette d’alarme penchent vers la deuxième hypothèse. Le fait est que les 20 dernières années ont vu une explosion des tests visant à diagnostiquer qui est à risque de quoi ce qui a favorisé la croissance des pilules prises «au cas où», résume dans le New Scientist Clare Gerada, du Collège royal des médecins britanniques.

Ce qui a du sens du point de vue statistique (réduire le risque de maladie cardiovasculaire, par exemple) devient futile si la personne se sent assez en sécurité pour ne pas changer ses habitudes (alcool, alimentation, sédentarité, etc.). Et c’est sans compter les risques inhérents à la prise de plusieurs médicaments en même temps...