La prochaine fois que vous irez nettoyer vos gouttières, vous y trouverez peut-être de la poussière cosmique.

Ce qui n’aurait rien d’étonnant, considérant que la Terre est « bombardée » en permanence. Mais en général, ces minuscules débris sont récoltés par les scientifiques en Antarctique, là où il y a peu de chances qu’ils aient été perturbés par d’autres êtres vivants. Or, pour la première fois, des chercheurs en ont récolté sur les toits, plus précisément ceux de Paris, Oslo et Berlin, où ils ont passé au peigne fin 300 kilos de boue extraits des gouttières. Avec l’aide d’aimants —l’équivalent de chercher une aiguille dans une botte de.. boue!— ils ont récolté environ 500 grains de cette poussière cosmique.

L’équipe européenne rapporte dans la revue Geology que l’origine cosmique est attribuée à ces grains sur la base de leur composition —dominance de silicate— et de leur texture « non sphérique ».