Si le site Internet de la Maison-Blanche n’a pas censuré les informations sur le climat, en revanche, il n’a pas attendu longtemps avant de publier une première information scientifique erronée.

Selon le plan pour l’énergie du nouveau président Trump, mis en ligne vendredi, l’élimination des règles antipollution de l’ancien Plan pour le climat d’Obama « permettra d’augmenter les salaires de plus de 30 milliards $ dans les sept prochaines années ». Autrement dit, ces règles imposeraient une facture trop lourde aux compagnies d’électricité, surtout celles qui opèrent des centrales au charbon.

Or, selon le magazine en ligne Climate Central, la seule origine de ce chiffre serait une étude d’un professeur de finances de l’Université d’État de Louisiane, Joseph Mason, parue en 2015, jamais révisée par les pairs... et qui ne portait même pas sur les normes anti-pollution.

L’étude évaluait plutôt l’impact économique qu’aurait l’ouverture des terres publiques à l’exploitation pétrolière et gazière — et c’est cet impact économique qui serait de 32 milliards $ sur sept ans.

Le magazine souligne par ailleurs que même si ces 32 milliards étaient investis en salaires, ça ne représenterait, sur sept ans, que 20$ de plus par personne et par année. Et un tel calcul suppose que le maintien ou le retour des centrales au charbon ne se traduirait par aucun  coût supplémentaire pour cause de problèmes de santé...