Certains politiciens aiment bien, par les temps qui courent, associer immigration et criminalité. Un sociologue de l’Université de Buffalo et cinq collègues publient une étude qui, sur la base des 40 dernières années, réfute cette croyance.

« Les résultats sont très clairs » : l’immigration n’entraîne pas de hausse des actes violents dans les grandes villes des États-Unis. « En fait, vols, cambriolages et meurtres sont moins élevés là où les taux d’immigration sont les plus élevés », écrivent Robert Adelman et ses collègues dans la dernière édition du Journal of Ethnicity in Criminal Justice.

 

Ils en profitent pour rappeler que des recherches antérieures ont maintes fois démontré que les Américains d’origine étrangère étaient moins « à risque » de commettre un crime que les gens nés aux États-Unis. Leur nouvelle analyse s’appuie sur les statistiques sur la criminalité dans les 200 plus grandes zones métropolitaines du pays, de 1970 à 2010.