Le vice-président des États-Unis, Mike Pence, a donc annoncé jeudi que la nouvelle priorité de la NASA serait la Lune, et non Mars. Ce qui n’a pas étonné beaucoup de monde : depuis l’époque Bush, les observateurs ont de plus en plus l’impression que le choix entre Mars ou la Lune est fonction du parti politique qui est au pouvoir.

Le gouvernement Bush avait élaboré le programme Constellation, un plan de retour sur la Lune (évalué en 2005 à 105 milliards $ sur 13 ans), incluant la construction d’une réplique de la fusée des missions Apollo de jadis. Sous Obama, il a été décidé qu’on court-circuiterait la Lune et qu’on se préparerait plutôt à aller directement vers Mars, idéalement dans les années 2030. Tous ceux qui ont planché sur le projet martien depuis huit ans viennent donc d’être renvoyés à la case départ. 

« Je suis terrifiée à l’idée que ça va rebondir comme ça indéfiniment, et que nous n’irons jamais nulle part », résumait sur Twitter la vulgarisatrice de la Planetary Society, Emily Lakdawalla.