Les États-Unis sont surclassés (encore) par la Chine : ce pays est officiellement devenu en 2016 le plus grand producteur d’articles scientifiques.

C’est ce qui ressort d’un rapport publié le 18 janvier aux États-Unis par la National Science Foundation (NSF). Prix de consolation : les États-Unis demeurent un puissant carrefour scientifique, avec le plus grand nombre de nouveaux doctorats en science, et 409 000 articles scientifiques parus en 2016, légèrement derrière les 426 000 de la Chine (ou 18,6 % du total mondial recensé). Et dans la catégorie du 1 % des articles les plus souvent cités, la Chine n’est que 5e, derrière les États-Unis (3e) eux-mêmes derrière la Suède et la Suisse.  

Ces observations proviennent d’une analyse de la base de données Elsevier Scopus, réalisée tous les deux ans par la NSF sous le titre Science & Engineering Indicators. L’organisme note aussi que les États-Unis avaient continué d’être, en 2015, le pays qui avait dépensé le plus en recherche et développement (500 milliards de dollars, ou 26 % du total mondial), mais que ce budget était demeuré stable, tandis que celui de la Chine (400 milliards de dollars) était en augmentation ces dernières années — une croissance soulignée dès 2010 dans certains des précédents rapports de la NSF.