Un passager clandestin s’est invité aux Jeux Olympiques : il s’appelle norovirus, et les gastro-entérites qu’il provoque ne sont vraiment pas de celles que vous voulez avoir quand des dizaines de milliers de personnes sont rassemblées au même endroit.

Signalé dimanche, le 4 février, parmi le personnel de la sécurité, le virus a été officiellement identifié mardi avec 32 cas, et ce chiffre était passé à 128 jeudi soir, à quelques heures des cérémonies d’ouverture. Plus inquiétant est le fait que parmi les nouveaux cas, on note des gens du personnel d’accueil et de la cafétéria, un signe que l'intrus a débordé au-delà du groupe initial. Vendredi après-midi, 8 février, le bilan était passé à 139 cas. Dimanche matin, à 159 cas. Lundi matin, une vingtaine de nouveaux cas étaient annoncés, portant le total à 177 et, dès lundi après-midi, près de 20 autres cas, portant le total à 194. Aucun athlète n'en faisait partie. Ce même jour, la moitié des gens qui avaient été identifiés comme malades pendant la semaine avaient pu mettre fin à leur quarantaine.

Mardi matin, l'agence coréenne de contrôle et de prévention des maladies annonçait que de l'eau utilisée pour préparer de la nourriture sur un des sites d'entraînement pourrait être la source du problème.

L’Associated Press rapportait que plus d’un millier d’employés avaient été mis en quarantaine dans leurs chambres au milieu de la semaine précédente. La bonne nouvelle étant que la plupart ont su dès le 8 février qu’ils n’étaient pas porteurs du virus (la période entre la contamination et les premiers symptômes est de moins de deux jours). Mais comme on n’avait pas identifié la source de la contamination, le nombre de cas a continué d’augmenter.

Si les norovirus ne sont pas mortels, ils sont considérés hautement contagieux : les experts estiment qu’un malade peut infecter de 2 à 4 personnes — en comparaison, la grippe saisonnière a un « taux de reproduction de base » de 1,3 personne. Le virus se caractérise par des nausées, des vomissements et des diarrhées. Les infections se produisent surtout en hiver. Jeudi soir, le New York Times signalait que sur les différents sites olympiques, une autre chose s’était multipliée comme un virus : des bouteilles de désinfectants pour les mains.

 

Texte mis à jour le 10 février à 9 h : 139 cas. Mise à jour le 11 février à 8 h : 159 cas. Mise à jour le 12 février à 8 h : 177 cas. À 11 h : 194 cas. Mise à jour le 13 février à 8 h : source du problème.