Si un peu plus de 350 000 Californiens le demandent, ou 5 % des électeurs inscrits, il y aura l’automne prochain un référendum là-bas pour interdire la fluoration de l’eau, les OGM et l’obligation de faire vacciner ses enfants avant de les envoyer à l’école publique.

Aucun sondage ne permet de savoir si une majorité de Californiens voterait en faveur de cette triple demande. En 2012, les électeurs avaient rejeté par référendum l’idée de rendre obligatoire l’étiquetage des OGM. Par contre, en 2016, une nouvelle loi réduisant le nombre d’exemptions qu’un parent peut invoquer pour refuser de faire vacciner son enfant, avait été accueillie par une opposition très bruyante. Cette loi faisait suite à une éclosion de rougeole à Disneyland, en 2015, nourrie par une opposition aux vaccins bien organisée en Californie.

En attendant, le projet a franchi une première étape : le Secrétaire de l’État vient d’autoriser la citoyenne Cheriel Jensen à aller de l’avant, ce qui signifie qu’elle doit réunir, d’ici au 6 août, 365 880 signatures pour que la question soit ajoutée aux bulletins de vote de l’État de Californie lors de l’élection de novembre prochain.

Jensen, qui est retraitée et connue dans sa ville de Saratoga pour son militantisme environnemental, est la porteuse de ballon de ce projet depuis 2016. Elle l’a baptisé « Initiative pour un environnement propre » (Clean Environment Initiative).

Plus largement, son idée est d’interdire « l’introduction dans l’environnement » des OGM et de « plus de 300 substances », et la création d’un organisme gouvernemental chargé de « bloquer ou modifier des projets qui ont un impact en terme de pollution ou de radiations ».

Interrogée par le quotidien Times of San Diego, elle aurait déclaré la semaine dernière que sa motivation derrière cette initiative était qu’elle croit que « le cancer, l’autisme et d’autres maladies sont liés à une exposition à des produits chimiques toxiques, des OGM ou des radiations ».

Avec ses 39 millions d’habitants, la Californie est l’État le plus peuplé des États-Unis et son poids démographique a contribué à ce qu’en matière environnementale, il montre souvent la voie, depuis les premiers règlements pour la qualité de l’air dans les années 1940 jusqu’aux normes anti-pollution imposées à l’industrie automobile.