Chaque délai supplémentaire de cinq ans avant de ralentir la croissance des gaz à effet de serre, pourrait ajouter 20 centimètres à la hausse du niveau des océans d’ici l’an 2300.

C’est l’exercice mathématique auquel se sont livrés des climatologues de plusieurs pays, et le résultat final, de leur propre aveu, est approximatif, tant les variables susceptibles de fausser les calculs sont nombreuses : les océans ne grignotent pas toutes les côtes au même rythme, les fontes de l’Arctique et de l’Antarctique ne se font pas à la même vitesse, et une portion encore inconnue des gaz à effet de serre est absorbée par les océans plutôt que de réchauffer l’atmosphère.

Mais le but premier de cet exercice était de tenter de quantifier les impacts à long terme de notre inaction à court terme (soit en gros, les 20 prochaines années). Tout expert sait en effet que, même dans le scénario le plus rose (celui où nous réduirions radicalement notre production de CO2 dans les prochaines décennies), l’impact de nos émissions continuerait de se faire sentir bien au-delà du XXIe siècle. Et un mètre de plus pour les océans se traduira par des centaines de millions de personnes de plus dont la maison sera inondée. Leur article est paru le 20 février dans Nature Communications.