Ce ne sont pas les exemples de sexisme en science qui manquent, mais la journaliste israélienne Josie Glausiusz vient d’en identifier un autre. Nous sommes nombreux, rappelle-t-elle, à recommander qu’un texte de vulgarisation soit « assez simple pour être compris par votre grand-mère » — ou votre tante Alice. Mais rarement entend-on quelqu’un recommander qu’il soit « assez simple pour être compris par votre grand-père ».

Son billet de blogue, paru sur le site du Scientific American, a été inspiré par un courriel récent, où un magazine l’invitait à proposer des sujets en santé et en éducation qui soient originaux, créatifs, « des histoires qui passent le test “tante Marthe” : votre hypothétique tante âgée serait-elle capable d’apprécier votre travail ? » Même Einstein est utilisé — avec une citation qui n’est probablement pas de lui — lorsqu’on lui fait dire « vous ne comprenez pas vraiment un sujet tant que vous ne pouvez pas l’expliquer à votre grand-mère ». Utiliser ce genre d’argument pour illustrer la complexité de la science ne rend-il pas encore plus improbable, demande Josie Glausiusz, que nous pensions à souligner les succès de femmes de science ?