Une chimiothérapie
avec moins de transfusions
(ASP) - La chimiothérapie ne fait
pas seulement tomber les cheveux. Elle peut aussi entraîner
l'anémie. Contre cette conséquence plus
tragique, un seul traitement: la transfusion sanguine.
Or, une étude récente conclut qu'un médicament
pourrait contribuer à réduire la fréquence
de ces transfusions.
L'anémie se traduit par un manque
de globules rouges dans notre organisme. Chez les cancéreux,
elle peut être causée par la chimiothérapie
ou par le cancer lui-même. C'est la raison pour
laquelle on tente de la contrecarrer par des transfusions
de sang. Des compagnies pharmaceutiques travaillent donc
sur des médicaments qui permettraient d'aider l'organisme
à produire lui-même davantage de globules
rouges, sans avoir à subir des transfusions. L'une
de ces compagnies, Janssen-Ortho, fabrique l'Eprex et
sa division canadienne a financé une étude
sur son efficacité, dont la revue américaine
The Oncologist a publié les résultats
en janvier.
Selon Félix Couture, un des auteurs
et hématologue-oncologue à l'Hôtel-Dieu
de Québec, "l'utilisation d'Eprex au lieu d'une
transfusion comme traitement de première ligne,
est un moyen plus efficace de réduire la fréquence
des transfusions". L'étude a été
menée auprès de 1000 cancéreux.