Page d'accueil

L'événement de la semaine


Pour tout trouver sur Internet


Tous les médias en un clin d'oeil


Nos nouvelles brèves
  
  


Plus de 1500 questions





Hommage à...
Le monde delon GOLDSTYN
La science ne vous interesse pas?
Dossiers
Promenades






Le 2 novembre 2005



L'espion qui vole

(Agence Science-Presse) - Concevoir un avion le plus petit possible, capable de faire de la surveillance aérienne durant 30 minutes et de retrouver un terroriste dans un rayon de 500 mètres: tel était le défi de la première compétition allemande d'avions espions, relevé en septembre par des étudiants au baccalauréat en génie de l'Université de Sherbrooke.

Seule équipe canadienne, l'équipe du Projet VAMUdeS (véhicule aérien miniature de l'Université de Sherbrooke) a remporté la première place dans quatre catégories, pour finalement se classer 6e sur 17 équipes. "Il nous a manqué deux points pour gagner. Notre faiblesse, c'est l'électronique. C'était pourtant l'avion le plus performant, le plus rapide, le plus précis", vante David Rancourt.

Leur avion n'est pas totalement autonome –ce qui était nécessaire pour gagner!– car il se manie avec une télécommande. Mais il possède tout de même une petite taille (26,5 cm), un poids plume (120 g) pour 45 minutes d'autonomie. Sa vitesse avoisine les 25 km/heure mais peut faire des pointes à 50 km/heure. Muni d'une caméra couplée à un ordinateur –il est muni d'une sorte de vision 3 D– celui qui le dirige "a presque l'impression d'être assis dedans !"

Le site web de l'équipe

Conçu en styro mousse (aile) et bois (structure), sa couleur bleu ciel lui permet d'être presque invisible à 15 mètres. "Il ressemble à un avion conventionnel mais en miniature. Il possède une aile carrée, le moteur sous le fuselage et la queue proche de l'aile", décrit David Rancourt.

Ce mini-avion espion s'est même distingué sur le plan de l'aérodynamisme en réalisant des acrobaties qui ont surpris la foule présente à cette compétition, US-European Micro-Aerial Vehicle Technology Demonstration and Assessment. Très stable, il résiste bien au vent et pourrait même, de l'avis de ses concepteurs, s'élever jusqu'à 4000 mètres, "mais la télécommande a des problèmes. À compter de 600 mètres, nous ne sommes plus capables de diriger l'avion correctement".

Le prototype québécois figure parmi les trois véhicules recommandés par le juge en chef à l'AAI, le fournisseur principal d'avions sans pilote de l'armée américaine. "Ce serait un défi de travailler pour eux. L'armée américaine rêve de concevoir un avion espion capable de se glisser dans le sac à dos d'un militaire. Même si pour ma part, je préfère penser que je travaillerais à un engin dont l'objectif est pacifique", affirme David Rancourt.

Présenté à Garmish-Partenkirchen, cet avion doit ses heures de vol et ses distinctions à Charles Vidal, Emmanuel Côté, Marc-André Lévesque, David Rancourt, Marc-Olivier Thibault, et Jean-François Roy électronique et radio.

Isabelle Burgun

Retour au sommaire des nouvelles québécoises


Vous aimez cette capsule? L'Agence Science-Presse en produit des semblables -et des meilleures!- chaque semaine dans l'édition imprimée d'Hebdo-science et technologie (vous désirez vous abonner?).
Vous voulez utiliser cette capsule? Contactez-nous!

 

 

 

Retour au sommaire des nouvelles québécoises


LE KIOSQUE de la recherche au Québec
Les communiqués de presse, dans tous les champs du savoir!

Aussi:

Le calendrier des événements québécois en science


En manchette cette semaine

Les capsules de la semaine



 
Accueil | Hebdo-Science | plan du site