Alors qu'Hydro-Québec vient de remporter un projet d’envergure au Massachusetts, le projet Northern Pass, mais que celui-ci a été aussitôt contesté par l'État voisin du New Hampshire, au Québec, de nombreux groupes de citoyens se bagarrent toujours pour faire accepter l’enfouissement de leur ligne à haute tension.

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Le tribunal rejetait récemment la demande d’injonction de la municipalité de Saint-Adolphe-d’Howard de faire suspendre les travaux de déboisement, première étape dans la construction de la ligne à haute tension Grand-Brûlé – Dérivation Saint Sauveur.

Une autre municipalité québécoise, Dollard-des-Ormeaux, conteste depuis 4 ans la construction d’une nouvelle ligne de transport de 315 Kw d’Hydro-Québec qui devrait passer au milieu de la ville. Tout comme Saint-Adolphe-d’Howard, cette municipalité désire qu’une portion de la ligne soit enfouie.

Les bras de fer entre citoyens et sociétés de transport d’électricité se multiplient, en France aussi. Au-delà du « pas dans ma cour », quelles sont les raisons qui motivent ces citoyens à se dresser devant les nouveaux projets d’infrastructures énergétiques ? Une question géopolitique dont on va parler aujourd’hui avec :

  • Sarah Perreault. membre du Comité aviseur de la municipalité de Saint-Adolphe-d'Howard et représentante de la municipalité au comité technique régional. Et journaliste scientifique.
  • Gabriel Oprovici, résident de Dollard-des-Ormeaux (DDO) depuis 2001. Sa propriété est située à moins de 20 mètres de la nouvelle ligne de transport d’Hydro-Québec. Il est un membre fondateur du groupe Build It Underground DDOConstruisez-la sous terre DDO.
  • Lucie Roudier, étudiante au doctorat au Centre de recherche et d’analyse géopolitique de l’Institut français de géopolitique (IFG). Dans sa thèse, elle se penche sur les conflits et les stratégies liés aux aménagements d’infrastructures de transport d’électricité.

Sarah Perreault rappelle que ce qui était au départ une opposition de la municipalité est devenue une opposition de l’ensemble de cette région des Laurentides. Mais à elle comme à M Oprovici, Isabelle Burgun pose la même question : avez-vous l’impression de pouvoir être entendu ?

Quels sont les points communs à ces oppositions citoyennes, en France et au Québec ? Qu’est-ce qui les motive ?

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En chronique: Jacques Kirouac, le directeur de Science pour tous, qui prépare pour mai prochain le 24 heures de science, partout au Québec.

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Je vote pour la science est diffusée le lundi à 13 h, sur les cinq stations régionales de Radio VM . Elle est également rediffusée pendant la semaine. Elle est animée par Isabelle Burgun. Vous pouvez également nous écouter sur CHOQ-FM (Toronto) CIBO-FM (Senneterre) et Radio-Fermont.

Vous trouverez sur cette page des liens vers les émissions des saisons précédentes. La naissance de l'émission, en 2008, a également été accompagnée d'une initiative politique non partisane du même nom: rendez-vous ici . Vous pouvez également nous suivre sur Twitter et sur Facebook .