Publicité

Autre action

Blogue

La science est-elle universelle?

Normand Mousseau, le 10 mai 2006, 15h04

Tel est le titre d'un texte du physicien-philosophe Jean-Marc Lévy-Leblond, paru dans le numéro de mai 2006 du mensuel le Monde diplomatique. Ce texte soulève une question importante : est-ce que la science est avant tout une construction culturelle — et donc localisée dans le temps et l'espace — ou possède-t-elle une existence absolue, seule vérité dans notre monde post-moderne qui se refuse à juger et à ordonner? En d'autres termes, les lois de Newton et de la mécanique quantique sont-elles vraies « par essence, partout et pour toujours »?

À cette question, Jean-Marc Lévy-Leblond répond par la négative. Selon lui, la science moderne est une construction d'abord culturelle qui remonte au XVIIe siècle, à l'époque de Galilée (1564-1642) et de René Descartes (1596-1650), mais aussi de plusieurs autres philosophes scientifiques tels que Francis Bacon (1561-1626) et Christian Huygens (1629-1695), qui jetèrent les bases de la science telle qu'on la connaît aujourd'hui, essentiellement occidentale, européenne et, suite à la colonisation, américaine. Elle puise sa source dans la tradition grecque, disparue en Europe pendant près de mille ans, mais préservée et considérablement étendue dans le monde arabo-musulman au début du second millénaire avant de revenir en Europe à la Renaissance. Ce cheminement n'était pas prédestiné, toutefois, loin de là. Tout comme la race humaine n'est pas l'aboutissement de l'Évolution, mais seulement une étape qui aurait tout aussi bien pu ne pas survenir, la science contemporaine n'est pas essentielle au développement et à la survie des civilisations; l'Inde et la Chine ont survécu et prospéré sans une science indépendante, ciblant une compréhension rationnelle de notre environnement. La science pratiquée aujourd'hui n'a pas grand-chose à voir avec l'étude de la nature telle qu'elle fut menée dans les autres civilisations.

Je partage ici l'opinion de Lévy-Leblond: la pratique de la science est avant tout culturelle. Au point qu'elle peut être complètement absente ou suivre un schéma qui n'a rien à voir avec l'entreprise actuelle. Je diffère toutefois de la position du physicien-philosophe en ce qui concerne la pertinence et la permanence des résultats de la science moderne. En effet, Lévy-Leblond est prêt à jeter le bébé avec l'eau du bain : sans l'écrire directement, il laisse entendre que si la pratique de la science est culturelle, alors les résultats le sont aussi.

Or, il est essentiel de séparer la pratique de la science, ses résultats et son interprétation. Si la pratique et l'interprétation sont avant tout culturelles, les résultats existent dans l'absolu. Qu'on le veuille ou non, la base du code génétique est emmagasinée sous la forme d'une double hélice d'acide désoxyribonucléique. Que l'on soit créationniste ou shintoïste, le fait demeure. Son interprétation peut varier, évidemment, de même que l'importance de ce savoir dans la société. Il peut être ignoré, placé dans un contexte religieux ou utilisé pour des développements technologiques. Ces applications, bien qu'associées à la science, sont avant tout culturelles et ne remettent pas en question la vérité scientifique absolue du fait, caché derrière les voiles de l'interprétation.

Cet exemple montre donc qu'il est essentiel de séparer les diverses facettes de ce qu'on appelle « science » : historique, philosophique, culturelle et « fondamentale ». Contrairement à Lévy-Leblond, il me semble que ce dernier aspect est absolument universel. Les lois de gravitation de Newton s'appliquent à tout l'Univers. Qu'on soit catholique, musulman, juif, sikh ou laïc, on tombe de la même façon. La recherche d'une explication peut n'avoir aucun intérêt, la signification profonde de cette chute peu variée, mais sa réalité demeure.

Comme toutes les activités humaines, la science est une entreprise complexe qui mélange allègrement les côtés universels et culturels. Les scientifiques ont tendance à donner une importance peut-être démesurée à l'aspect universel. Dans la foulée du post-modernisme, les philosophes, même scientifiques, tels que Lévy-Leblond, ont tendance à faire le contraire : toute réalité, pour eux, est d'abord une affaire d'interprétation. Pourtant, peu importe l'interprétation, les faits demeurent : qu'on croit ou non à la mécanique quantique, une bombe nucléaire qui explose libère la même énergie dévastatrice, et des ossements de dinosaure continueront à être trouvés qu'on accepte ou non la théorie de l'évolution.

Cette réalité n'implique pas que certaines civilisations soient meilleures que d'autres ou qu'une approche scientifique soit préférable à une autre; tout dépend des critères qu'on établit. C'est ici aussi qu'erre Lévy-Leblond. Sous prétexte d'éviter de placer la civilisation occidentale contemporaine en haut de la pyramide, il rejette même l'idée d'une science décrivant une réalité extérieure à l'humain.

Heureusement, la réalité finit toujours par rattraper la fiction...

24 commentaires

Portrait de Pentcho Valev

LA SUBTILE FRAUDE DE LA SECONDE LOI DE LA THERMODYNAMIQUE

Initialement Kelvin et Clausius offrirent deux versions equivalentes de la seconde loi de la thermodynamique:

Kelvin: Une machine autonome QUI N'EST PAS AIDEE PAR UNE AGENCE EXTERIEURE ne peut pas transmettre de la chaleur d'un corps froid vers un corps plus chaud.

Clausius: La chaleur ne peut pas s'ecouler d'un corps froid vers un corps plus chaud EN L'ABSENCE D'UN AUTRE CHANGEMENT, connecte et ayant lieu en meme temps.

Les deux enonces sont vrais mais triviaux: aucune conclusion interessante ne peut etre deduite d'eux. Or Kelvin et Clausius implicitement les remplacerent par et utiliserent les versions non-triviales mais fausses:

Une machine autonome, MEME AIDEE PAR UNE AGENCE EXTERIEURE, ne peut pas transmettre de la chaleur d'un corps froid vers un corps plus chaud.

La chaleur ne peut pas s'ecouler d'un corps froid vers un corps plus chaud MEME EN PRESENCE D'UN AUTRE CHANGEMENT, connecte et ayant lieu en meme temps.

Les fausses versions naturelement produisirent une fausse conclusion:

Fausse conclusion: Les machines thermiques reversibles travaillant entre les memes deux temperatures ont le meme rendement.

Cette fausse conclusion etait en fait le theoreme de Carnot; Carnot l'avait deduite d'une fausse premisse:

Fausse premisse de Carnot: Les machines thermiques produisent du travail sans consommer de la chaleur.

Pentcho Valev
pvalev@yahoo.com

Portrait de Pentcho Valev

LE PRINCIPE ALTERNATIF MAIS VRAI D’EINSTEIN

Banesh Hoffmann, collaborateur d’Einstein, “LA RELATIVITE, HISTOIRE D’UNE GRANDE IDEE”, Pour la Science, Paris, 1999, p. 169 :

"Il [Einstein] declara tout simplement que la vitesse de la lumiere representait l’effet de la gravitation. La vitesse de la lumiere jouait alors le role de ce que l’on appelle le potentiel gravitationnel - un simple nombre en chaque point qui, dans la theorie de Newton, specifie l’intensite des forces gravitationnelles dans tout l’espace. Cette conception erronee, mais cependant fructueuse, permit a Einstein d’elargir sa theorie de la relativite restreinte."

L’equation qui representait, selon Einstein, cette VARIABLE vitesse de la lumiere etait c’=c(1+V/c^2), ou c’ est la vitesse actuelle des photons, c=300000km/s est la vitesse initiale des photons par rapport a la source lumineuse et V est le potentiel gravitationnel. Cette equation est equivalente a c’=c+v, ou v est la vitesse relative de la source lumineuse et l’observateur, en l’absence de champs gravitationnels.

L’equation c’=c(1+V/c^2) est egalement consistante avec le facteur du decalage gravitationnel de la frequence, (1+V/c^2), qui fut confirme experimentalement en 1960 par Pound and Rebka.

Il est tres facile de voir pourquoi les Einsteiniens declarent ce principe alternatif d’Einstein - le principe de la VARIABILITE de la vitesse de la lumiere - "errone". En fait, il est vrai. C’est l’autre principe d’Einstein - le principe de la CONSTANCE de la vitesse de la lumiere - qui est "errone".

Pentcho Valev
pvalev@yahoo.com

Portrait de Pentcho Valev

LA SOCIETE ROYALE ET LE CULTE CRIMINEL D'EINSTEIN

La Société Royale: La science se meurt!

http://www.royalsoc.ac.uk/n...
http://www.royalsoc.ac.uk/d...

Le culte criminel d'Einstein: Divin Einstein!

http://www.haverford.edu/ph...
http://video.google.it/vide...

Pentcho Valev
pvalev@yahoo.com

Portrait de Pentcho Valev

EINSTEIN ET LA MORT DE LA PHYSIQUE

En 1905, apres avoir confirme l'idee de Newton que la lumiere est composee de particules, Einstein doit resister a une tentation: s'il revient a l'idee contraire, a la mode en ce moment-la, selon laquelle la lumiere doit etre concue comme un champ ondulatoire, il sera l'auteur d'une theorie miraculeuse mais la physique en mourra en fin de compte:

A. Einstein, "La Relativite", Petite Bibliotheque Payot, Paris (2001), p. 205:
"Quand la theorie de la relativite restreinte eut mis en evidence l'equivalence physique de tous les systemes d'inertie, l'hypothese de l'ether au repos devint unsoutenable. On fut ainsi oblige de renoncer a l'idee que le champ electromagnetique doit etre concu comme etat d'un support materiel. Par la le champ devient un element irreductible de la description physique, irreductible dans le meme sens que la notion de la matiere dans la theorie de Newton."

Einstein a la fin de sa carriere (lettre adressee a son ami M. Besso, 1954):
"Je considere qu'il est bien possible que la physique ne puisse pas etre basee sur la notion de champ, c'est-a-dire, sur des structures continues. Dans ce cas-la, rien ne reste de tout mon chateau en l'air, y compris la theorie de la gravitation, et du reste de la physique moderne."

Peut-etre en 1954 la mort de la physique etait-elle encore reversible; maintenant ce n'est pas le cas. Cette civilisation parait suicidaire.

Pentcho Valev
pvalev@yahoo.com

Portrait de Pentcho Valev

LE PARADOXE D'EHRENFEST

Vers la fin du chapitre 23 de son livre "La Relativite" Einstein affirme que les regles de mesure posees tangentiellement a la peripherie d'un disque en rotation subissent une contraction de Lorentz, tandis que celles posees dans la direction du rayon n'eprouvent pas de raccourcissement. Donc, le quotient circonference/diametre trouve par un observateur non tournant n'est plus pi. Ce probleme est connu sous le nom de "Le paradoxe d'Ehrenfest" et a quatre solutions:

1. Ehrenfest: Le quotient est plus petit que pi.

2. Einstein: Le quotient est plus grand que pi.

3. M. Strauss (Int.J.Theor.Phys. 11, 107, 1974): Le quotient est egal a pi.

4. Le reste du monde scientifique: On se passe du probleme sans trop de mal.

La solution d'Einstein est la plus passionnante: elle implique que si la vitesse lineaire de la peripherie tend a la vitesse de la lumiere, la longueur de la circonference tend a l'infini. Donc, aucune longevite de l'observateur non tournant ne lui permettra de voir une marque sur la peripherie deux fois.

Pentcho Valev
pvalev@yahoo.com

Portrait de Pentcho Valev

RECUPERONS LA RATIONALITE SCIENTIFIQUE!

La science se meurt: dans la litterature anglophone des expressions comme "physics in crisis", "chemistry faces extinction", "physics in terminal decline", "farewell to physics" sont deja ordinaires. Il y a beaucoup de facteurs contribuant a cette mort et elle est devenue, semble-t-il, irreversible. Neanmoins faisons un dernier effort et recuperons la petite quantite de rationalite scientifique qui est encore recuperable:

1. La fausse conclusion de Clausius qui a engendre la thermodynamique classique et selon laquelle les machines thermiques travaillant entre deux temperatures fixes ont le meme rendement maximal doit etre remplacee par sa negation: Les machines thermiques travaillant entre deux temperatures fixes peuvent avoir des rendements maximaux DIFFERENTS. Ensuite toutes les deductions possibles doivent etre faites.

2. Le faux second postulat d'Einstein selon lequel la vitesse de la lumiere est independante de la vitesse de la source lumineuse doit etre remplace par sa negation: La vitesse de la lumiere DEPEND de la vitesse da la source lumineuse. Ensuite toutes les deductions possibles doivent etre faites.

Pentcho Valev
pvalev@yahoo.com

Portrait de Pentcho Valev

POURQUOI LE CULTE CRIMINNEL D'EINSTEIN EST NECESSAIRE

En 1911 Albert Einstein demontra la variabilite de la vitesse de la lumiere dans un champ gravitationnel:

c' = c + V/c /1/

ou V est le potentiel gravitationnel. En appliquant le principe d'equivalence on pourrait aisement convertir /1/ en

c' = c + v /2/

ou v est la vitesse relative de la source lumineuse et l'observateur en l'absence d'un champ gravitationnel. Alors on pourrait se rappeler les mots d'Einstein: "If the speed of light is the least bit affected by the speed of the light source, then my whole theory of relativity and theory of gravity is false", et la catastrophe serait irreversible.

Ce n'est qu'un culte criminnel qui peut remplacer une tragedie imminente par un bonheur eternel ou l'argent coule d'une maniere vigoureuse et les elements perturbateurs sont elimines a l'etat embryonnaire.

Pentcho Valev
pvalev@yahoo.com

Portrait de Pentcho Valev

L'HERESIE SCIENTIFIQUE

http://www.ekkehard-friebe.... :
"In Galileo's time it was heresy to claim there was evidence that the Earth went around the Sun, and in our time it is heresy to argue that there is evidence that the speed of light in space is not constant for all observers, no matter how fast they are moving, as predicted by Prof. Albert Einstein's sacred 1905 Special Relativity Theory."

Au 21eme siecle mettre en question les absurdites d'Einstein n'est plus une heresie. La divine theorie n'apporterait aucun argent substantiel et les sycophantes se dirigent en masse vers la region qui est restee relativement hors de danger (la mecanique quantique). Le seul probleme est que la science dans l'ensemble se meurt:

http://www.buckingham.ac.uk...
http://commentisfree.guardi...
http://blogs.physicstoday.o...
http://blogs.physicstoday.o...
http://www.nature.com/news/...
http://www.nyas.org/publica...
http://www.nature.com/natur...
http://education.guardian.c...

Sic transit gloria mundi.

Pentcho Valev
pvalev@yahoo.com

Portrait de Pentcho Valev

LA FATALITE DE L'APPROCHE DEDUCTIVE

Supposons que dans

http://web.lemoyne.edu/~giu...
http://www.mdpi.org/lin/cla...
Rudolf Clausius, Ueber die bewegende Kraft der Wärme, Annalen der Physik und Chemie, 79, 368-97, 500-24 (1850):
"The ONLY change will occur in the distribution of the heat, since more heat will be transferred from B to A than from A to B, and so on the whole heat will be transferred from B to A. By repeating these two processes alternately it would be possible, WITHOUT ANY EXPENDITURE OF FORCE OR ANY OTHER CHANGE, to transfer as much heat as we please from a cold to a hot body, and this is not in accord with the other relations of heat, since it always shows a tendency to equalize temperature differences and therefore to pass from hotter to colder bodies."

les MOTS EN CAPITALES sont faux: le cycle reversible decrit par Clausius est inimaginable en l'absence de changements irreversibles dans l'environnement. Qu'est-ce qui reste de la theorie thermodynamique si Clausius a vraiment utilise une premisse fausse lorsqu'il tentait desesperement de sauver la conclusion de Carnot? Suggestion: RIEN.

Pentcho Valev
pvalev@yahoo.com

Portrait de Pentcho Valev

POSTSCIENTISME ET 2+2=5

A l'epoque du Postscientisme le vieux "Veni, Vidi, Vici" a ete remplace par "Introduire absurdite, Detruire rationalite, Devenir divinite". Einstein n'etait pas le premier activiste. Le processus a commence en 1850 quand Clausius introduisit l'absurdite etablissant que le rendement maximal des moteurs thermiques est independant de la substance par l'intermediaire de laquelle le travail est produit:

http://web.lemoyne.edu/~giu...

Pentcho Valev
pvalev@yahoo.com

Portrait de Pentcho Valev

EINSTEIN, NEWTON ET 2+2=5

En un sens, la theorie d’Einstein n’est que la theorie de Newton ou une premisse vraie - la vitesse de la lumiere depend de la vitesse de la source lumineuse - a temporairement ete remplacee par sa negation - la vitesse de la lumiere est INDEPENDANTE de la vitesse de la source - qui est fausse. C’est comme si je m’etais approprie un systeme mathematique d’autrui ou ma seule contribution serait de remplacer 2+2=4 par 2+2=5, en tirant profit des miracles qui s’ensuivent (par exemple, ma premisse 2+2=5 me permettrait de "prouver" que, dans certains cas, a(b+b)>(ab+ab)). En ce qui concerne la situation ideologique, George Orwell l'a decrite tres bien:

"In the end the Party would announce that two and two made five, and you would have to believe it. It was inevitable that they should make that claim sooner or later: the logic of their position demanded it. Not merely the validity of experience, but the very existence of external reality, was tacitly denied by their philosophy. The heresy of heresies was common sense. And what was terrifying was not that they would kill you for thinking otherwise, but that they might be right. For, after all, how do we know that two and two make four? Or that the force of gravity works? Or that the past is unchangeable? If both the past and the external world exist only in the mind, and if the mind itself is controllable what then?"

Pentcho Valev
pvalev@yahoo.com

Portrait de Pentcho Valev

COMMENT EINSTEIN AURAIT DU RESOUDRE LE PARADOXE DES JUMEAUX

A. Einstein, "La Relativite", Chapitre 23:
"L'observateur commence par placer une des deux horloges de meme construction au centre du disque [en rotation] et l'autre sur la peripherie.....cette derniere horloge marche donc d'une facon permanente plus lentement...que celle placee au centre du disque."

Einstein aurait du placer la premiere horloge (qui n'est pas en rotation) non pas au centre mais hors du disque, tout pres de la peripherie en rotation, pour pouvoir comparer ses indications avec les indications de plusieurs horloges en rotation fixees sur la peripherie. Les horloges en rotation subissent un champ gravitationnel mais on peut reduire ce champ a zero en augmentant le diametre du disque et en meme temps maintenant la vitesse lineaire de la peripherie constante. Cela donne un modele standard:

Banesh Hoffmann, collaborateur d'Einstein ("La relativite, histoire d'une grande idee", Pour la Science, Paris, 1999, p. 126):
"Dans un cas, je compare votre horloge a deux des miennes; dans l'autre, vous comparez la mienne a deux des votres; ceci permet a chacun de nous d'observer, sans absurdite, que l'horloge de l'autre est plus lente que la sienne."

Dans cette citation l'expression "sans absurdite" doit etre remplacee par "paralyse par l'absurdite". L'horloge qui n'est pas en rotation est a la fois plus lente et plus vite que les horloges en rotation. Einstein ne savait pas ce que REDUCTIO AD ABSURDUM voulait dire.

Pentcho Valev
pvalev@yahoo.com

Portrait de Pentcho Valev

LA FRUSTRATION DE POINCARE

Banesh Hoffmann, "La relativite, histoire d'une grande idee", Pour la Science, 1999, p. 129:
"Et le mutisme de ces savants [FitzGerald et Poincare] sur la dilatation des durees montre que, meme si leurs equations mathematiques etaient les memes que celles d'Einstein, l'idee d'un ralentissement reciproque des horloges leur avait totalement echappe."

Poincare a peut-etre vu l'absurdite de ce ralentissement reciproque et s'est senti frustre. En 1905 Einstein va introduire, sans aucune frustration, a la fois un ralentissement reciproque (premiere absurdite) et la notion contradictoire - une precipitation non-reciproque de l'horloge au repos (seconde absurdite superposee).

Pentcho Valev
pvalev@yahoo.com

Portrait de Pentcho Valev

VERIFICATION LOGIQUE DES THEORIES SCIENTIFIQUES

L'idee de Popper que les theories ne peuvent etre testees que par une verification experimentale des resultats finals est trompeuse. Une theorie pourrait commencer par une premisse fausse (par exemple, "L'entropie est une fonction d'etat" ou "La vitesse de la lumiere est independante de la vitesse de la source lumineuse"), puis devaster toute rationalite scientifique mais a un certain stade abandonner temporairement la premisse fausse et s'approprier des conclusions qui sont corollaires de premisses vraies. Alors une verification LOGIQUE des chaines deductives devient beaucoup plus importante, et la procedure sanitaire cruciale doit etre REDUCTIO AD ABSURDUM - quelque chose oublie a l'epoque du Postscientisme.

Considerons le probleme 7 ("Seeing behind the stick"), p. 47 (solution p. 54), dans

http://www.courses.fas.harv...

Imaginons que la marque qu'on doit voir possede un cliquet qui, libere par l'arriere du baton, s'eleve et le baton reste bloque entre le cliquet et le mur. Voir la marque signifie voir l'elevation du cliquet et le baton bloque en fin de compte. Quelle est la longueur du baton bloque? Evidemment on a reductio ad absurdum - il y a deux reponses incompatibles. Si la science etait normale, la theorie serait rejetee.

Pentcho Valev
pvalev@yahoo.com

Portrait de Pentcho Valev

SI EINSTEIN AVAIT CHOISI C'=C+V

Banesh Hoffmann, "La relativite, histoire d'une grande idee", Pour la Science, Paris, 1999, p. 112:

"De plus, si l'on admet que la lumiere est constituee de particules, comme Einstein l'avait suggere dans son premier article, 13 semaines plus tot, le second principe parait absurde: une pierre jetee d'un train qui roule tres vite fait bien plus de degats que si on la jette d'un train a l'arret. Or, d'apres Einstein, la vitesse d'une certaine particule ne serait pas independante du mouvement du corps qui l'emet! Si nous considerons que la lumiere est composee de particules qui obeissent aux lois de Newton, ces particules se conformeront a la relativite newtonienne. Dans ce cas, il n'est pas necessaire de recourir a la contraction des longueurs, au temps local ou a la transformation de Lorentz pour expliquer l'echec de l'experience de Michelson-Morley. Einstein, comme nous l'avons vu, resista cependant a la tentation d'expliquer ces echecs a l'aide des idees newtoniennes, simples et familieres. Il introduisit son second postulat, plus ou moins evident lorsqu'on pensait en termes d'ondes dans l'ether."

Supposons que Einstein n'a pas resiste a la tentation de recourir aux idees newtoniennes (ses propres idees d'avant 13 semaines) et a dit: "La lumiere a des caracteristiques d'une onde mais EN CE QUI CONCERNE LA VITESSE, le photon "jete" d'une source lumineuse se comporte exactement comme la pierre jetee d'un train et donc sa vitesse est c'=c+v, ou c est la vitesse du photon par rapport a la source et v est la vitesse relative de la source et de l'observateur." Est-ce que la formule c'=c+v aurait ete correcte? Est-ce qu'ensuite elle aurait ete confirmee par l'experience? Par exemple, le facteur du decalage de la frequence, 1+V/c^2, ou V est le potentiel gravitationnel, confirme-t-il la vitesse variable c'=c+v ou la vitesse constante c'=c choisie par Einstein? On peut trouver plus d'information dans le blog de la revue NATURE:

http://blogs.nature.com/new...

Pentcho Valev

Portrait de Lilianne

Je suis bien d'accord. Science fait parti des mots hyperextensibles qu'on utilise pour drapper certains pouvoirs alors que l'autre vêtement passe moins sauf dans certains pays (la religion, qui a aussi selon moi un fond noble, comme la méthode scientifique en a un).

Portrait de Stephane Dumas

Liliane, il faut faire la distinction entre le science et l'industrie. Souvent, parce qu'elle fait fois de référence, la science est utilisée à toute les sauces.

Combien de fois ai-je vu des pubs avec des acteurs en sarrau blanc dirent que tel étude avaient montré que le produit X est supérieur à Y. Les "savants" ont remplacé les "curés" dans la quête de LA RÉPONSE A TOUT.

Pour ma part, lorsque je parle de "la science" je sous-entends "la méthode scientifique".

Portrait de Lilianne

Je voulais seulement dire que parfois les milieux scientifiques prennent trop de pouvoir au nom de la science, en s'imaginant qu'elle est rendu plus loin qu'elle ne l'est. Nous n'avons pas assez de recul pour le percevoir pour le temps actuel, mais on sait que l'histoire se répète.
Je peux illustrer cela par un exemple simple du passé: ma mère ne m'a pas allaité parce que les médecins conseillait alors à tous le mode d'utiliser du lait de vache trafiqué selon leur science. Aujourd'hui c'est le contraire qui est préconisé par la science. Donc, dans ce cas, c'est l'instinct maternel qui aurait été la meilleure voix plutôt que celle de l'autorité scientifique.
Aucune époque n'est à l'abri de ce genre d'abus. Par exemple, je n'aime pas qu'on m'incite à prendre des médicaments pour bloquer les symptômes d'une simple grippe alors que selon ma croyance, elle permet à mon corps de se "refaire" après une période de stress. Ce n'est qu'une "croyance", mais qui peut m'assurer que dans 50 ans les médecins ne préfèreront pas cette façon de voir?
Heureusement, la physique, qui est l'objet de ce blogue, est une science que je considère beaucoup plus "pûre" et davantage à l'abri des "modes scientifiques".

Portrait de Anonymous

Pouvez-vous élaborarer une peu sur ce que vous percevez comme des limites de la science à aborder la réalité et aussi sur quels sont les autres mécanismes dont nous disposons pour le faire?

Portrait de Lilianne

Je crois que le côté reproductible et contrôlable de la science permet un communication qui écchappe à la suggestivité culturelle. Par contre je ne la juge pas du tout universelle, car elle est limitée dans sa capacité d'aborder la réalité. Je souhaites son progrès, mais je compterai pas que sur elle.

Portrait de Anonymous

Je pense que cette barrière culturelle n'est pas aussi importante qu'il n'y parait. D'une part, il y a tout ce que l'on pourrait appeler la science "évidente": la mécanique de Newton, la géométrie euclidienne, l'arithmétique, etc. D'autre part, il se peut que deux civilisations utilisent des formalisme différents pour décrire le même phénomène. Dans ces conditions, les similarités risquent de mener rapidement sur un formalisme plus général. En physique, cela c'est déjà produit avec la chromodynamique quantique et la physique des cordes.

Portrait de Normand Mousseau

Je partiellement d'accord. Malgré les critiques qu'on peut faire du post-modernisme, il faut reconnaître que la culture joue un rôle dans notre vision de la science. Malheureusement, les subtilités peuvent parfois être amplifiées ou même déformées afin de manipuler le message. C'est avec ce genre d'arguments que le gouvernement fédéral actuel refuse la réalité du réchauffement planétaire.

Par contre, l'aspect culturel de la science pourrait rendre difficile la communication avec une forme de vie extraterrestre qui pourrait voir la science de manière très différente de la nôtre.

Portrait de Anonymous

La notion d'universalité de la science est fondamentale dans le domaine de la recherche d'intelligence extra-terrestre. En effet, si on veut établir un point de communication, il faut des concepts communs. La science apparaît donc naturellement comme un élément culturel universel. Cependant, certains penseurs ont du mal avec cette idée.

Pourtant, s'il y a des différences dans la façon de décrire les choses au final, c'est le même phénomène qui est décrit.

Portrait de Pascal Lapointe

Cette démarche de Lévy-Leblond me rappelle une tendance dangereuse dans notre société, qui consiste à prétendre que tout se vaut, tout est égal et son contraire. Née d'une bonne intention, la tolérance à l'égard des idées des autres, cette tendance est à présent récupérée à toutes les sauces: on demande aux écoliers d'écrire une opinion plutôt qu'une analyse, et puisque toutes les opinions se valent, on peut pas les pénaliser. A la limite, pourquoi ne pas dire que le nazisme et le libéralisme sont du pareil au même, puisque ce sont deux opinions, et qu'il ne faut pas dénigrer les opinions des autres! Idem en science: Untel prétend que le réchauffement climatique est un canular, très bien, c'est son opinion, mettons-la sur le même pied que "l'opinion" inverse!