Pourquoi la science a-t-elle tant de mal à se faire une place?
De 14 heures à 16 heures ce vendredi, 12 mai, venez bloguer en direct avec l'auteur et philosophe Hervé Fischer, président de l'organisme Science pour tous, dans le cadre des 24 heures de la science. Pour réagir à ses questions -ou lui en poser d'autres!- cliquez simplement sur la mention "ajouter un commentaire" .
La parole est à Hervé Fischer:
1- À l'occasion des 24 heures de science, je voudrais souligner que les sciences posent les questions les plus passionnantes qui soient sur l'univers, la vie, la nature, l'énergie, etc. Comment se fait-il que beaucoup de jeunes se détournent de l'enseignement des sciences?
2 - Ai-je raison de penser que la science et la technologie font partie de notre culture du XXI e siècle au même titre que le cinéma, la musique, la littérature, le sport?
3 - Pourquoi les gouvernements n'investissent-ils pas dans le soutien à la culture scientifique et technique, pourtant nécessaire pour notre développement industriel et pour notre participation aux grands débats sociaux sur le réchauffement de la planète, les OMG, les énergies renouvelables, le clonage, etc., alors qu'ils soutiennent la musique, le théâtre, la littérature, le sport, etc.?
Hervé Fischer
président de Science pour tous.
49 commentaires
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par Naima Aboutahir
il y a 5 années
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En tant que scientifique de formation je m'adhère aux commentaires concernant le ''favoritisme'' accordé aux disciplines d'ordres ''médiatiques'' (ou artistiques) aux profits de celles ''terre-à-terre'' (ou scientifiques). En tant que géologue, j'ai souvent été amenée à produire des modèles actualistes c'est-à-dire qui ramènent à l'ACTUEL ce qui s'est passé il y a des millions d'années, basés sur les phénomènes naturels actuels. |
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par Naima Aboutahir
il y a 5 années
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En tant que scientifique de formation je m'adhère aux commentaires concernant le ''favoritisme'' accordé aux disciplines d'ordres ''médiatiques'' (ou artistiques) aux profits de celles ''terre-à-terre'' (ou scientifiques). En tant que géologue, j'ai souvent été amenée à produire des modèles actualistes c'est-à-dire qui ramènent à l'ACTUEL ce qui s'est passé il y a des millions d'années, basés sur les phénomènes naturels actuels. |
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par Anonymous
il y a 5 années
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Je vais y aller de mon grain de sel. À la première question (Comment se fait-il que beaucoup de jeunes se détournent de l'enseignement des sciences?), je répondrai simplement qu'il existe beaucoup d'alternatives qui offrent une satisfaction comparable sans les difficultés que peut présenter la science. Quand la deuxième question, il s'agit d'une évidence. La culture englobe l'ensemble des activités humaines, la science en fait donc partie. Le hic, c'est que les "cultureux" et "intellectualeux" ne connaissent rien en science et en technologie, mais si cela représente la majorité du volume de contre culture. Quant à la troisième question (Pourquoi les gouvernements n'investissent-ils pas dans le soutien à la culture scientifique et technique, alors qu'ils soutiennent la musique, le théâtre, la littérature, le sport, etc.?), la raison en est simple: il n'y a pas d'intérêt public en jeu. Le sport, et les arts et la "culture " occupent une place disproportionnée dans les médias. Touchez à un de ces éléments et vous allez avoir un impact direct dans les médias. Il n'y a pas de vedettes scientifiques qui vont réussir à aller à la télévision pour décrier le phénomène. Alors, il est possible de couper autant que l'on veut. |
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par Stephane Dumas
il y a 5 années
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bonjour à tous, Pour commenter le point 3 de M. Fischer, je dirais que la réponse est directement lié au fonctionnement de nos gouvernements. Si on veux de l'argent, ça prends un groupe de lobby pour rappellez aux politiciens les différents projets sur lesquels ont veut avoir du financement. Les astronomes professionnels ont compris et envoie régulièrement des representants à Ottawa. Il ne suffit pas de présenter un mémoire bien écrit et de faire une belle présentation au comité en charge des budgets, non... ça prends plus. Les politiciens n'ont pas une grande formation en science pour pouvoir trancher si c'est bon ou pas. Et il faut comprendre qu'ils reçoivent beaucoup de demander d'argent. C'est malheureux, mais nos politiciens fonctionnent ainsi. Ça serait bien si chacun envoyait une lettre à son député pour lui montrer que la promotion de la science est importante. Il n'y a pas de manque d'intérêt chez M.tout-le-monde au sujet de la science. Étant physicien, je me fais régulièrement poser plein de questions sur différents sujets par les gens qui m'entourent. Là où le bas blesse est dans la vulgarisation de la science. Je me rends compte que plusieurs personnes préfèrent prendre leur information sur "la science" en écoutant une série TV américaines que de lire un magazine ou d'aller dans un musée. Et je me rends compte, trop souvent, que les gens n'ont pas tout à fait saisit l'explication. Les "scientifiques" à la TV sont représentés comme des personnes qui savent tout, vraiment tout. Ceux-ci regardent quelques instants un objet complètement inconnu et savent immédiatement comment il fonctionne. Et encore une fois, je m'aperçois que la population nous perçoit ainsi dans la réalité. Ce qui peut contribuer au mythe que les scientifiques sont des superman et que la science est trop compliquée. Nous vivons dans une socité où la "science" fait foi de tout. Si on veux persuader quelqu'un que notre truc est bon, on lui montre des études contre-signées par un PhD et voilà... toute critique disparait. Hors j'ai trop souvent vu de telles affirmations sur des faussetés (surtout dans le domaine du paranormal). Je peux comprendre que M. et Mme tout-le-monde soit si mélangé face à la science. Je conclurai sur deux citations l'une d'Arthur C. Clarke : "Any sufficiently advanced technology is indistinguishable from magic." et l'autre de Carl Sagan : "We have also arranged things so that almost no one understands science and technology. This is a prescription for disaster. We might get away with it for a while, but sooner or later this combustible mixture of ignorance and power is going to blow up in our faces. " sd. |
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par isabelle
il y a 5 années
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De retour en vitesse... entre un article à avancer et un bébé à aller chercher à la garderie. |
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par Stéphanie Lalut
il y a 5 années
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Réponse à réponse à Isabelle Burgun sur le manque de temps. Tu as bien raison Isabelle de mentionner le manque de temps des parents.Tout n'est pas en effet question d'argent. Plusieurs activités ou lectures ne coutent rien. Je crois que mes parents, malgré un horaire à temps plein pour les deux, étaient moins brulés à la fin de la journée il y a 20 ans que les parents aujourd'hui. De la même manière, en ce qui concerne les professeurs et même les différents médias, la réalisation de contenu stimulant et original demande une quantité de temps qui n'est malheureusement pas assez souvent disponible. |
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par Hervé Fischer
il y a 5 années
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Bravo Geneviève! L'optimisme est une volonté, pas une naïveté. HF |
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par Genevieve Martel
il y a 5 années
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Commentaire sur commentaire (bis) pour Isabelle Burgun.:) - La vraie question : avons-nous assez de temps pour cultiver notre curiosité ? Aujourd'hui (avant ce blogue) combien de temps (hors travail) avez vous consacré à augmenter votre curiosité scientifique ? et celle de vos enfants ? - Dans mon cas, par obligation (ainsi que déformation) professionnelle, je passe en revue à chaque semaine au moins une demi-douzaine de sites de nouvelles scientifiques et technologiques; c'est une seconde nature. Ça se fait tous les matins en prenant connaissance des nouvelles de la journée. Les sections 'science et technologie' sont lues avec autant d'avidité que celles sur les derniers souliers de Jimmy Choo. Si, si! Par curiosité, étant une lectrice vorace depuis ma plus tendre enfance, mes lectures de livres et magazines touchent à tout, y compris la science, depuis ..gnnn... au moins mon premier abonnement au magazine des Petits Débrouillards, il y a plus de vingt ans de cela. Mais rien de cela n'est arrivé sans cause! Au départ, c'est dans la manière qu'a eu mon père, grand généraliste s'il en est un, d'éveiller mon esprit de jeunote au monde qui m'entourait qui a alimenté ma curiosité. J'ai eu le bonheur d'avoir, enfant, un adulte autour de moi à qui je pouvais poser n'importe quelle question: il avait réponse à tout. Comment fonctionne un moteur de tondeuse, pourquoi la couleur rouge "attire" les taureaux, pourquoi les couleuvres puent. Et lui de me présenter tout sujet, qu'il s'agisse autant d'histoire populaire (en me récitant la généalogie de notre famille), que de botanique appliquée (en me nommant le nom des plantes et arbres dans le bois derrière notre maison à la campagne) ou d'astronomie (identifier les constellations le soir, expliquer ce que sont les comètes), ou même d'ornithologie (espionner les gros becs des pins qui venaient dévaliser la mangeoire à oiseaux). Aucun sujet n'était "trop complexe" pour des enfants. Tout sujet était potentiellement intéressant. Il soulevait souvent le sujet lui-même, en bêchant dans ses plates-bandes, ou en réparant la tondeuse, ou en nous faisant sortir, ma soeur et moi, sur la gallerie le soir pour nous montrer les Pléiades. ...Et il laissait traîner autant des livres de science-fiction que des Altas un peu partout dans la maison. Livres que nous nous empressions de lire, même si la notion de 'produit intérieur brut' était pour le moins abstraite pour une fillette de huit ans. Il s'adressait à nous comme à des personnes curieuses, et qui veulent savoir, et surtout, qui peuvent comprendre! Ça m'est resté. J'ai comme l'impression qu'un environnement réceptif et positif est pour beaucoup dans le façonnage de la manière qu'on perçoit les sujets complexes plus tard. Mais il est vrai qu'il y a une certaine barrière à franchir: la connaissance ne s'apprend pas que de manière passive. Pour arriver à avoir une vue d'ensemble sur un sujet, on ne peut se contenter que d'en avaler de p'tits bouts ici et là: bref, on ne peut pas simplement allumer la télévision. Il faut y mettre un peu plus d'effort. Dans mon cas, l'environnement familial et scolaire a été un facteur déterminant dans la prise de ce genre d'habitude. Maintenant, aurais-je le temps de prendre le temps à jouer les "éveilleurs d'esprits" pour de plus jeunes? J'en ai l'obligation morale, mais en aurais-je le temps physique? Bonne question! Je l'espère. |
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par Hervé Fischer
il y a 5 années
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Cher Roy Ross, voilà une belle surprise de vous retrouver dans le cyberespace! Oui, le Café électronique a été un grand moment. Je ne fais pas de différence entre nature, culture et technologie, même numérique: C'est tout de la chimie et de la physique, avec divers degrés de conscience. C'est ce que j'explique dans mon dernier livre: Nous serons des dieux". À la prochaine! |
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par Hervé Fischer
il y a 5 années
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Cher Félix Maltais, je te propose que tu conclues ce blogue. |
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par roy ross
il y a 5 années
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Salut Monsieur Fischer, |
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par Hervé Fischer
il y a 5 années
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Cher Jean-Pierre Urbain, un cyberbonjour! Content de te voir là. Tu es redesxcendu des étoiles? Là haut, tout est scientifique! Pas de place pour les humains et leurs états d'âme. Pas de frustration politique: la science y opère à l'état pur... Pas sur cette Terre? |
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par Félix Maltais
il y a 5 années
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Je constate que la question no 3 n'a guère suscité de commentaires... Dans un sens c'est bien, "comptons sur nos propres moyens", disait un vieux slogan... Dans un autre, sommes-nous si découragés de l'attidude des gouvernements présents et précédents (je rappelle que c'est sous le PQ que la culture scientifique a pris sa plus grosse débarque financière au Québec, et que ce sont les libéraux fédéraux, pas les conservateurs, qui ont aboli Science et Culture Canada il y a une dizaine d'années) que nous ne voulons même plus faire les efforts pour tenter de les convaincre ? Ce serait dommage, car tout projet culturel ou presque, dans une petite société de 6 millions de personnes, a besoin du soutien de l'État. Les sommes investies dans la culture scientifique sont minimes par rapport à celles investies dans les autres secteurs culturels. |
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par ^Pascal Lapointe
il y a 5 années
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J'ai Jean-Pierre Urbain avec moi, qui doute de l'utilité des blogues. Beaucoup de bruit, dit-il, peu d'information. Quelqu'un a des arguments pour le convaincre (ou l'appuyer?) |
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par Hervé Fischer
il y a 5 années
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Oui, Cher Pascal. Je n'ai pas eu le temps de passer vous voir à midi à la GB, mais je vous y imagine. Je vais aller bientpot au Coeur des Sciences de l'UQAM, pour l'expo d'Hexagram.Tu me diras lorsque tu penseras que je peux retourner dans le monde réel. À + HF |
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par ^Pascal Lapointe
il y a 5 années
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Salut Hervé Je suis là! Ca devient un peu plus calme ici à la GB, mais on peut dire que tu as été sollicité depuis une heure... |
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par Hervé Fischer
il y a 5 années
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Pascal Lapointe est-il en ligne? HF |
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par Hervé Fischer
il y a 5 années
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Chère Josée, mes amis savent bien que je navigue dans les espaces virtuels (où je vois actuellement une belle forêt, avec des oiseaux, et un chevreuil qui vient de se cacher derrière un buisson,. Il y a aussi déjà quelques mouches noires détestables. Oui, même dans le cyberespace!). HF |
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par Hervé Fischer
il y a 5 années
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Cher Marcan Lépine, bravo. Vous avez bien raison. Il y a un abus de mathématiques, qui ne devraient venir qu'en deuxième rang dans l'enseignement scolaire, lorsqu'on en ressent le besoin. À l"époque de Diderot, fin du XVIIIe siècle, il y a 200 ans, les Encyclopédistes disaient que les maths, ça ne sert à rien. Ils avaient tort, mais comment imaginer qu'un jeune de 12 ou 14 ans va en comprendre l'importance a priori? HF |
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par isabelle
il y a 5 années
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Commentaire sur commentaire... pour répondre à Stéphanie Lalut sur la pseudo-démission des parents. Je pense que les parents sont une des clés importantes -comme les mères le sont pour la santé et l'éducation à l'échelle de la planète- mais il est dangereux de pointer du doigt les parents si les jeunes ne s'intéressent pas à la science. Et l'école ? et les journaux ? et les amis ? la télé ? De touts les façons, les enfants s'intéressent à la science ! Et plus tard aussi, mais... il manque souvent de modèles, d'encouragement, de temps. La technologie, c'est bien mais c'est une avaleuse de temps libre. Et il faut du temps libre, du temps gratuit, pour aiguiser sa curiosité. La vraie question : avons-nous assez de temps pour cultiver notre curiosité ? Aujourd'hui (avant ce blogue) combien de temps (hors travail) avez vous consacré à augmenter votre curiosité scientifique ? et celle de vos enfants ? |
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par Hervé Fischer
il y a 5 années
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Chère Isabelle Burgun, bravo pour cette belle vigueur! Et pour tout le travail que tu fais depuis des années (pas trop!!!) pour la culture scientifique. Oui, il y a plein de passions, y compris pour la science, dans notre société, et aussi de questions, sur les OMG, le réchauffement climatique, les maladies, etc. Mais dans tous les pays du monde, les gouvernements sont en retard sur la demande des citoyens, y compris dans le domaine de la culture scientifique. Nous sommes la conscience future de notre société. La vague des jeunes qui monte va nous aider dans notre conviction. HF |
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par Josée, Agence Science-Presse, Montréal
il y a 5 années
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Bonjour Hervé ! Nous sommes quelques fanatiques à te lire à la Grande bibliothèques mais il semblerait bien que tu sois très lu "virtuellement" également ! J'ai quelqu'un ici qui voudrait savoir ou se trouve ton enveloppe physique ;-)! |
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par Marcan Lépine
il y a 5 années
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Bonjour, on pourrait peut-être intégrer des cours d'initiation aux sciences dans les écoles secondaires et collégiales. Quand je parle d'initiation, je parle de s'attarder aux principes et aux phénomènes, plutôt qu'aux formules mathématiques qui les régissent. Ceux qui veulent poursuivre en sciences pourraient alors s'attaquer à l'aspect mathématique. Pour les autres, ils auraient au moins une connaissance de base qui les aideraient à comprendre et à ne pas se laisser intimider par la science. Je crois que les formules mathématiques dont la résolution couvre 3 tableaux de classe en entier en font décrocher plusieurs. |
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par Hervé Fischer
il y a 5 années
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Bonjour Josée Nadia, Comment ça va sur votre stand à la Grande Bibliothèque? HF |
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par isabelle burgun
il y a 5 années
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À mon tour de réagir aux questions lancées par Hervé Fischer, à la troisième (pourquoi les gouvernements n'investissent pas...). Mr Fischer fait référence au fameux 1% réclamé par le milieu de la culture scientifique depuis tant d'années. Alors pourquoi n'avons-nous pas encore ce soutien pour la "moins populaire" forme de culture, celle de la diffusion du savoir... Tout d'abord, il faut savoir que ce milieu rassemble de nombreux organismes de diffusion et de promotion de la science et de la technologie -regroupés depuis quelques années au sein de Science pour tous : http://www.sciencepourtous.... il y a là des magazines, des musées, des clubs de science, etc. et on y trouve quelques gros organismes et de nombreux petits qui ne comptent que sur l'ardente force du bénévolat, un coin de bureau avec une boîte vocale et, pour les chanceux, une ligne Internet. Bon an mal an, il parviennent à allumer des flamèches et attiser la curiosité de dizaine de milliers de personnes... et ce, à travers des événements comme le Festival de l'astronomie, une exposition sur les Mammifères de l'ère des glaces et bien d'autres. Alors pourquoi les gouvernements ne les aident pas (ou plus comme avant pour être exact, depuis les coupures fédérales et les compressions libérales)... Oui, pourquoi ? D'abord, les gouvernements se retirent de plus en plus... pensons aux récentes coupures à Télé-Québec, mais aussi à de nombreux programmes qui ne sont plus renouvellés. Le gouvernement passe de plus en plus la main au privé, d'ailleurs dans la moindre demande de subvention il fautdepuis quelques années trouver un, ou plusieurs, partenaires privés. Avec un gouvernement fédéral conservateur, cela ne risque pas de changer. Puis, il y a aussi la mentalité du moindre coût. Le bénévolat... irremplaçable, mais pourquoi embaucher et valoriser un emploi si on peut faire affaire avec des bénévoles. Ce n'est pas spécifique à la culture scientifique mais à la Culture tout court, celle des festivals, des événements en tout genre... mais ce n'est pas la même mentalité que celle de l'entreprenariat. Imaginez-vous ne pas payer votre comptable, votre garderie... Et, je me rappelle cette réflexion d'un chef de rubrique dans un quotidien national de la rue Saint-Jacques à Montréal qui devant la proposition de chroniques estivales de l'Agence science presse, il relevait : "Qui payera pour cela ?" sous-entendu quels sont les annonceurs, les entreprises, qui vont mettre de la publicité dans les pages... De son avis, il n'y en avait pas beaucoup. Une situation qui commence en se disant : la science n'intéresse pas les gens, les annonceurs, les entrepreneurs, le gouvernement... Pour ma part, je ne croise -presque uniquement- des gens passionnés de sciences et/ou de technologies. Dans mon travail, oui, mais aussi dans la vie de tous les jours. Une amie à qui j'annonçais la nouvelle exposition du Centre des sciences par courriel m'a répondu "Cool!". Une autre, à qui je manifestais mon désir de changer d'ordinateur, m'a époustouflé par des données techniques. Je suis souvent questionnée sur les chercheurs que je croise, les recherches que j'effectue dans des champs aussi pointus que la neurologie ou la génétique. La science, ça intéresse. Bien sûr, tout le monde ne s'intéresse pas à toutes les sciences, toutes les technologies... mais savoir que l'ornithologie est l'un des hobbies les plus populaires en Amérique du Nord, avec des centaines de milliers d'amoureux des oiseaux, me conforte. Sans compter la minéralogie, la botanique et bien d'autres passions "du dimanche". Qui n'aime pas regarder les étoiles en été et apprendre en même temps un peu d'astronomie ou même de cosmologie ? Je pense que le commun des mortels -dont je fais partie- manque surtout de temps, d'argent et peut-être d'une once d'énergie pour tout voir. Alors on fait des choix... et on rate souvent des expositions, articles et autres événements, avec un gros soupir : "Ah si j'avais..." mettez ce que vous voulez au bout : argent, énergie, temps, etc. Mais ne me parlez pas de démission ou de manque de curiosité... il n'y a rien de plus faux ! Comme le dit si joliment Albert Jacquard dans son livre "La science à l'usage des non-scientifiques" : "Nous ne sommes pas seulement des primates nus et plutôt maladroits, nous sommes surtout des animaux curieux (...) Apporter des réponses est donc équivalent à faire un cadeau précieux". La nécessité de nourrir cette curiosité pour ne pas vivre dans une vie stérile où le regard se contente de se poser à la surface des choses. Voilà un argument dans la bataille pour convaincre les bailleurs de fonds d'ouvrir leurs goussets. Et promis, je vais aller voir bientôt cette exposition sur les Mammifères... |
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par Hervé Fischer
il y a 5 années
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Dominique Forget, oui, l'école ça paraît ennuyeux quand pn passe son temps à jouer au Nitendo chez soi. Là, il y a une responsabilité des parents. Les enfants reflètent les comportements des parents. |
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par Hervé Fischer
il y a 5 années
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Cher François, je pense comme toi. On n'obtient rien dans la vie sans efforts.Quant à la rigueur scientifique, on ne devrait pas en faire un a priori. Tout enfant qui apprend à jouer avec un jeu de construction apprend peu à peu la rigueur. Et en tire satisfaction quand il y parvient. Il faudrait faire découvrir l'importance de la rigueur et non pas en faire un préambule. HF |
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par Hervé Fischer
il y a 5 années
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Cher Bruno, tu as raison. C'est bien connu, les jeunes enfants adorent en général les jeux et questions scientifiques, aussi longtemps qu'ils y accèdent d'une façon libre et concrète. C'est au niveau du secondaire que tout se gâte. Une mauvaise pédagogie des sciences, même s'il y a de très bons enseignants. Et puis l'école joue avec la sanction plutôt qu'avec la curiosité pour ne pas dire la passion spontannée toujours disponible dans l'esprit de chaque jeune.L'effort est spontanné, lorsqu'il y a de la motivation. HF |
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par Dominique Forget
il y a 5 années
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En réponse à la question no 1, je constate que les jeunes ne se désintéressent pas seulement des sciences, mais autant de l'histoire, de la géographie, du français. Tout ce qui n'apporte pas de gratification immédiate semblent les laisser froids. Comment compétitionner avec les Nintendo et cie? |
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par Dominique Forget
il y a 5 années
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En réponse à la question no 1, je constate que les jeunes ne se désintéressent pas seulement des sciences, mais autant de l'histoire, de la géographie, du français. Tout ce qui n'apporte pas de gratification immédiate semblent les laisser froids. Comment compétitionner avec les Nintendo et cie? |
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par François
il y a 5 années
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À mon avis, l'activité scientifique peut rimer avec plaisir, mais doit aussi rimer avec rigueur et effort. Comme je crois que ces deux valeurs ne sont pas mises de l'avant actuellement dans le monde de l'éducation (dans le monde tout court en fait), cela explique le désinteressement envers la science. Qu'en pensez-vous ? |
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par Hervé Fischer
il y a 5 années
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Chère Stéphanie Lalut, |
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par Bruno
il y a 5 années
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Quand on parle des jeunes et de |
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par Hervé Fischer
il y a 5 années
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Cher Félix, tu vois tous les jours le succès des Débrouillards. Il faut persévérer. Notre 24 heures de science a déjà eu pour cette première édition, un beau retentissement, notamment dans Le Soleil et dans Le Devoir, aussi à l'émission Découverte der Radio Canada. Les autres y viendront aussi. Nous savons que les jeunes sont avec nous. Ils vont être nos plus fidèles et efficaces supporters. |
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par Hervé Fischer
il y a 5 années
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Oui, Pascal, les sciences, c'est proche de la magie. Ça sert à transformer le monde. C,est beaucoup plus efficace, en plus! Et c'est accessible à tout le monde! On voit bien la passion des jeunes pour les Débrouillards, pour les Expo science, pour des jeux scientifiques. L'enseignement des sciences devrait toujours se faire à partir des questions des étudiants et non pas en imposant des réponses toutes faites, dont on oublie de dire tout le cheminement à partir d'une question bien réelle. HF |
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par Stéphanie Lalut
il y a 5 années
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En réponse à la question #1 de Hervé Fisher, concernant la cause du désintéret des jeunes pour la science: Il n'y a plus aucune mise en contexte de la science. J'entends souvent les "vieux" qui se souviennent avec émotion de Fernand Séguin.Qui est notre Fernand en 2006? Aujourd'hui, il suffit d'ouvrir n'importe quel magazine pour jeunes ou ados pour voir que la science est très loin de faire partie du contenu. Je ne peux que blâmer les parents (qui tiennent tout de même les cordons de la bourse jusqu'à un certain âge des enfants) pour LEUR manque d'intérêt dans l'éducation scientifique de leurs enfants. Moi aussi j'ai lu Les Petits Débrouillards quand j'étais jeune, ainsi que des livres d'expériences scientifiques et de construction manuelles empruntés à la bibliothèque. Ces livres n'étaient certainement pas mes premiers choix à l'époque mais plus j'en lisais, plus j'aimais les sciences. Si on peut convaincre les parents, les jeunes suivront. Et si les jeunes suivent, les médias vont emboîter le pas au niveau du contenu! |
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par Hervé Fischer
il y a 5 années
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André Cotte a tout compris! Il y a un total malentendu entre nos responsables politiques et l'importance de la culture scientifique et technique. Sans doute parce que eux-mêmes se sont ennuyés en apprenant les mathématiques, lorsqu'ils étaient petits et ne se sont jamais demandé pourquoi! HF |
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par Hervé Fischer
il y a 5 années
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Je suis bien d'accord avec Raphaëlle Derome. Il faut beaucoup d'imagination pour être un grand scientifique. Et tout autant pour se demander pourquoi la terre est ronde, et les arbres poussent verticalement. HF |
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par Hervé Fischer
il y a 5 années
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Bonjour Genevieve Martel, |
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par Félix Maltais, éditeur des Débrouillards
il y a 5 années
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Réponse à Sara-Emmanuelle et question à Hervé Fisher |
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par Pascal
il y a 5 années
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Je crois que les sciences sont devenues presque magiques - et c'est pourquoi la magie et le fantastique - Harry Potter et compagnie sont si populaires. Paradoxalement, on sent un retour au bricolage électronique - peut-être une façon de se reprendre le contrôle sur son environnement techno-scientifique! |
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par André Cotte
il y a 5 années
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Comme le dit Sara-Emmanuelle, la vulgarisation scientifique (la bonne) est à la portée de tous même de ceux qui ont la phobie des maths. Nos sociétés devraient aider davantage les organismes qui font cette vulgarisation. On distribue des subventions à des causes beaucoup moins importante pour l'avenir de notre société. Seule cette vulgarisation permettra, aux citoyens que nous sommes tous, de porter un regard critique sur la science et d'aider à l'orienter dans le sens du bien-être du plus grand nombre et non uniquement dans le sens du profit d'un petit nombre. |
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par Raphaëlle Derome
il y a 5 années
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Je crois que la science n'est pas reconnue comme faisant partie de la culture parce qu'on croit encore qu'elle observe et décrit des réalités objectives. On pense qu'un chercheur ou un autre arrivera au même résultat puisque les lois de la physique sont immuables. On oublie toute la part de subjectivité, de créativité et d'inspiration qui animent la recherche scientifique. Pourquoi? Parce que peu de gens savent ce que font les chercheurs et comment fonctionnent les chercheurs. Le meilleur exemple? Beaucoup de revues scientifiques mettent aujourd'hui les Materials and Methods en petit, à la fin, ou carrément en annexe web à l'article... Ce qui compte, ce sont les résultats! |
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par Hervé Fischer
il y a 5 années
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Chère Sara-Emmanuelle Duchesne, |
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par Hervé Fischer
il y a 5 années
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Cher Benoit Saint-André, |
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par Sara-Emmanuelle Duchesne
il y a 5 années
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Allons-y avec du vécu... Les chiffres m'ont toujours fait angoisser. Je ne comprenais plus rien à mes problèmes de logique ou aux divisions. Très tôt, je me suis dit que les maths et tout ce qui suivait, c'était pas pour moi... Et pourtant, j'étais abonnée à Je me petit débrouille (l'ancêtre des Débrouillards, évidemment), et j'adorais! J'étais fascinée par les expériences et ça me donnait du coup accès aux sciences. Si j'étais poche à l'école en maths et plus tard, en physique, j'avais un certain intérêt quand les sciences m'étaient expliquées dans cette revue. Maintenant, j'écoute la série Les Experts (CSI) ou Découverte. C'est la seule façon de m'intéresser vraiment au monde des chiffres! Et je pense que c'est une bonne façon de faire moins peur au citoyen ordinaire, à lui faire penser que non, les sciences ne sont pas seulement réservées aux initiés et aux chercheurs universitaires. Ne sous-estimons pas le divertissement comme vulgarisateur. |
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par Genevieve Martel
il y a 5 années
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J'aimerais soulever la question suivante, pour faire suite au point 2) du questionnement de Mr Fisher, (à savoir que la technologie ainsi que la science font effectivement partie de la culture du XXIe siècle au même titre que le cinéma, la musique etc; ) Comment se fait-il que science et technologie sont encore perçues comme des secteurs élitistes et "sérieux", accessibles seulement à des "inititiés" qui ont dû trimer fort pour démontrer qu'ils étaient à même de tâter de ces sujets sacro-saints? Pourquoi cette perception que la science ne se conçoit (et ne se comprend) que dans un contexte de grands laboratoires et de sarreaux blancs??? La science n'existe pas que dans les centres de recherches universitaires, ni la technologie que dans Silicon Valley en californie... Pourtant, l'homme de la rue (le grand public, le badeau commun, bref appellez-le comme vous voudrez), qu'il lise un article de journal, regarde les nouvelles à la télé, ou même reçoive son ordonnance du pharmacien, a pour premier réflexe de se détourner rapidement de tout aspect qui soit un tant soit peu 'scientifique' dans son essence. C'est trop compliqué, lui a-t-on appris. Faut être une bolle pour comprendre. Il se dit "c'est scientifique, donc incompréhensible pour moi". Et il zappe. Au mieux, c'est du divertissement à grande échelle, comme les effets spécials de Mission Impossible ou le bon vieil holodeck de Star Trek. La bonne vieille magie, quoi. J'aimerais bien savoir, surtout à une époque où l'information est diffusée de manière omnidirectionnelle, d'où diable nous vient cette disposition frileuse au sujet de la science... |
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par Benoit St-André
il y a 5 années
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Étant moi-même issu du milieu de l'enseignement, je ne vois pas beaucoup de causes spécifiques à l'enseignement des sciences. Les facultés d'éducation ont déjà beaucoup de difficultés à trouver de futurs enseignants. Les succès scolaires en sciences et en maths étant un facteur de tri social important, on doit avoir des candidats intéressés à l'enseignement ET ayant déjà été "écrèmés" par le système auparavant. J'ai l'espoir que le nouveau programme de science et technologie dont l'implantation a débuté cette année au secondaire amène les élèves à développer une meilleure culture scientifique générale, et non une série de connaissances spécialisées en différents domaines. Ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, cela ne veut pas dire qu'on ne développe pas une bonne quantité de connaissances spécialisées lorsqu'on développe une bonne culture scientifique générale. Simplement, les connaissances ne précèdent pas et ne sont pas les seuls éléments de la culture scientifique. |


Bien sûr, tout le monde ne s'intéresse pas à toutes les sciences, toutes les technologies... mais savoir que l'ornithologie est l'un des hobbies les plus populaires en Amérique du Nord, avec des centaines de milliers d'amoureux des oiseaux, me conforte. Sans compter la minéralogie, la botanique et bien d'autres passions "du dimanche".