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Étiquetage obligatoire des OGM - Ce qu'en pensent les Québécois

David Carter, le 7 mai 2007, 14h33

86 % des Québécois seraient pour l'étiquetage obligatoires des OGM, selon un récent sondage de Léger Marketing pour le compte de Greenpeace.

Ce pourcentage était de 76 % en 2004 et de 79 % en 2005. Le profil des répondants favorables à l'étiquetage : francophone, personne avec enfant mineur à la maison, revenue du ménage entre 40 000 et 79 000 $, les gens travaillant dans les secteur de la vente, des services ou du travail de bureau, les personnes qui occupe un emploi et les personnes ayant une formation universitaire.

Par ailleurs, 8 % des Québécois s'opposent à un tel étiquetage. En 2004 et 2005, ce pourcentage était de 13 %. La principale raison avancée (36 % des opposants) : "Ça coûte trop cher". Tandis que 8 % des opposants considèrent que l'étiquetage obligatoire des OGM devrait venir du Fédéral. Le profil de ces opposants : non-francophones, les habitants de la région métropolitaine de Québec, les ménages ayant un revenu entre 20 000 et 40 000 $ et les personnes au foyer.

Seulement 5% des sondés disaient ne pas connaître assez les OGM pour se prononcer. Ils étaient respectivement 11 % et 8 % des sondés dans la même situation en 2004 et 2005. Leur profil : les femmes, personnes agées de 65 ans et plus, les personnes n'ayant pas d'enfants mineurs à la maison, revenu du ménage inférieur à 20 000 $, les personnes sans emploi et ayant une scolarité de niveau primaire.

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1000 Québécois(es) agé(e)s de 18 et plus ont été sondé(e)s, la marge d'erreur est de 3,4% 19 fois sur vingt.

3 commentaires

Portrait de P. St-Pierre

Je suis toujours rassuré de constater que la population québécoise s'intéresse de plus en plus aux organismes génétiquement modifiés (OGM); notamment sur l'étiquetage obligatoire de ceux-ci. Néanmoins, je persiste à croire qu’il s’agit d’un faux débat. Du moins, s’il en est un, il n’est pas objectivement arbitré. Greenpeace est un autre organisme qui survit richement par la promotion de la peur. Et cela leur réussit malheureusement très bien au Québec, puisqu’ils ont beaucoup (trop ?) de crédibilité auprès des médias québécois.

Les OGM sont aujourd'hui un excellent sujet de controverse. Nous sommes tous préoccupés par les questions liées aux progrès de la génétique, mais nous sommes également souvent perdus devant l’étendu du sujet. Je crois que Greenpeace profite du manque de connaissances au sein de la population pour y instaurer son outil de propagande : la peur.

Il est vrai que le sujet des OGM doit être discuté. Tant au plan des risques qu’au plan de l’éthique. Il existe certainement des organismes bien positionnés et sans doute mieux documentés que Greenpeace pour nous sensibiliser sur le sujet.

Portrait de J Beaulieu

GMO labelling is important for most consumers. However, the population's ignorance regarding such products is as weighty. I believe the key is to educate the general population as to the nature of GMOs as well as their advantages and/or liabilities.

Portrait de Patrick Bourassa

Bonjour!

Je crois plutôt que l'étiquetage des OGM risque de créer une panique inutile face à ces produits. Il faut arrêter de voir le démon dans toutes les nouvelles technologies!

Les OGM, en optimisant la culture faite dans nos champs, ont finalement un impact beaucoup plus positif que l'on pourrait croire. En effet, si nos champs sont plus productifs, nous aurons besoin d'une plus petite superficie de champs cultivables pour nourrir la population, ce qui épargnera des habitats faunique. Car ce n'est pas la pollution atmosphérique ou quelques OGM qui menacent le plus la biodiversité, mas bien la perte des habitats naturels.

Bye!

P.Bourassa