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Mobiliser - Innover - Prospérer... la Stratégie québécoise de la recherche

Opinio juris, le 23 janvier 2011, 14h37

L'objectif de la Stratégie québécoise de la recherche et de l'innovation (SQRI) 2010-2013 est de mobiliser les multiples talents du Québec pour innover afin de prospérer et, ainsi, favoriser le développement durable de notre économie. Le MDEIE tente de créer un nouveau courant d'innovation au Québec, de faire éclore une solide culture où les entreprises, le milieu de la recherche et les établissements d'enseignement travailleront en synergie.

Mobiliser - Innover - Prospérer... la Stratégie québécoise de la recherche
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Mobiliser - Innover - Prospérer... la Stratégie québécoise de la recherche

De nombreux projets sont à l'honneur. De nouveaux fonds pour la recherche, de nouvelles bourses, un soutien à la collaboration internationale, un meilleur appui aux organismes de valorisation, des programmes d'aide à entrepreneuriat, des crédits d'impôt pour la R&D et plusieurs grands projets mobilisateurs. Pourquoi « tabletter » le prodigieux savoir qui émane de nos universités quand il est possible d'en faire une véritable richesse pour les québécoises et les québécois?

Pour un bon résumé de la SQRI 10-13, consultez le billet de Charles-Étienne Daniel
Pour en savoir plus, consultez le site web du MDEIE

Jean-Raphaël Champagne

2 commentaires

Portrait de fpiron

Malheureusement, comme le montrent les travaux de l'économiste de la santé Marc-André Gagnon dans le cas de la recherche pharmaceutique ou ceux de Jean Bernatchez sur les stratégies de valorisation de la science, rien n'indique que le prodigieux savoir dont vous parlez bénéficie à l'ensemble de la société, notamment aux plus vulnérables. Il bénéficie beaucoup plus aux industries qui utilisent ces brevets et qui s'enrichissent ainsi grâce aux travaux de chercheurs formés par des ressources publiques. La SQRI est de plus en plus critiquée pour sa vision marchande et simpliste de la connaissance, notamment lors de la consultation en cours à la Commission des finances publiques sur le projet de loi 130. Pour lire les débats de cette Commission à propos de la recherche scientifique, suivre ce lien: http://www.assnat.qc.ca/fr/travaux-parlementaires/commissions/cfp-39-1/j....

Portrait de Opinio juris

Le lobbyisme, les passepasses, la corruption... ça ne date pas d'hier! Il y en a dans tous les secteurs. Les travaux de M. Gagnon sont motivés et pertinents, mais ils ne font que soutenir ce constat. L'objectif de la SQRI, permettez-moi, est bien plus noble que ça.

Par ailleurs, pourquoi inévitablement relier ce qui est « politiquement mauvais » aux entreprises privées? Big Pharma fait des sous, beaucoup de sous, c'est vrai!! Vous avez raison! Elle s'enrichit grâce au know-how de nos chercheurs, c'est vrai!! Vous avez raison! Mais s'il n'y avait pas d'argent à faire, il n'y aurait pas d'investisseurs étrangers pour valoriser notre dollar, il n'y aurait pas de contrat pour les petites biotech en émergence au Québec, il y aurait près de 22 000 emplois de moins dans les domaines biopharmaceutique et biotechnologique.

L'économie d'aujourd'hui fonctionne, dans la plupart des secteurs, comme une automobile. J'aime faire une comparaison simpliste: Big Pharma est le moteur, le savoir (R&D interne ou externe) est le carburant et les politiques gouvernementales sont le système de direction. Le carburant offert au Québec (lire, ledit prodigieux savoir) est d'une excellente qualité. Par contre, si le système de direction s'enligne sur un mur, Big Pharma va prendre son moteur et le déplacer ailleurs, c'est aussi simple que ça pour une entreprise qui fait des milliards! Et ça, messieurs Gagnon et Bernatchez le reconnaissent...

Alors que le secteur était un véritable créneau en développement au Québec au début des années 2000, on se retrouve aujourd'hui à regarder les industriels de la pharmaceutique partir un à un. Pourquoi? C'est parce que les politiques gouvernementales n'évoluent pas, elles sont passives, elles stagnent... elles sont tout à fait non compétitives. La SQRI cherche, ENFIN, à maintenir un taux de rétention acceptable en ce qui concerne les entreprises privées reliées à la recherche. Bien que son objectif soit économique (personne ne s'en cache), ses retombées à moyen terme sont aussi sociales et collectives.