Discutez avec nos experts! - À vos marques, prêts, GOÛTEZ!
Comment goûte-t-on? Quelle complexité cache un geste aussi simple que celui de goûter? Vous avez une semaine pour en discuter avec nos experts!
Ce billet s'inscrit dans le cadre d'un événement présenté le 24 février dernier au Coeur des Sciences de l'UQÀM : À vos marques, prêts, GOÛTEZ!.
Dans le cadre du Festival Montréal en lumière 2011 et de sa programmation Les plaisirs de la table, le Cœur des sciences a organisé une expérimentation sensorielle suivie d'une conférence sur la physiologie du goût, qui invitera les spectateurs à départager les mythes de la réalité!
Le volet dégustation / expérimentation sensorielle sera animé par Jean-Pierre Lemasson, professeur au Département d'études urbaines et touristiques de l'UQAM, Marie Watiez, psychosociologue de l'alimentation et Luc Hobson, consultant en sciences alimentaires
La conférence sera donnée par Annick Faurion, chercheure au Laboratoire de neurobiologie sensorielle de l'olfaction et de la gustation du CNRS, Paris.
Vous avez assisté à la conférence et vous voulez en savoir plus? Vous n'avez pas assisté à la conférence et vous avez des questions? Des commentaires? Des interrogations sur notre sujet?
Vous êtes au bon endroit : Luc Hobson répondra à vos interventions, ici même, jusqu'au 5 mars!
14 commentaires
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par Luc Hobson
il y a 1 année
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Ce fût tout simplement un plaisir. |
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par MEYER
il y a 1 année
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Madame, Messieurs, Votre expérimentation sensorielle a attiré toute mon attention. En effet, diplômée d'un Master de Psychologie cognitive dont le thème de mon mémoire portait sur l'olfaction et le goût, je suis très enthousiasmée quant à votre étude. Candice |
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par Luc Hobson
il y a 1 année
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Comme Obélix, j’ai tombé dans l’univers des arômes lorsque ma carrière était jeune. J’ai quitté cette industrie par contre. C’est un monde fascinant mais autre que mes connaissances, j’ai peu de liens dans l’industrie aromatique et aucun en recherche. De plus, il y a peu de recherche dans ce domaine au Canada. Malheureusement, je ne peux pas vous aider ni même vous diriger dans votre passion. |
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par Marise Murphy
il y a 1 année
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Monsieur Hobson, je n'ai pas assisté à la conférence alors je ne sais trop si vous avez parlé de la cuisine moléculaire. Elle semble gagner en popularité ces dernières années avec la parution du livre Papilles et molécules de l'oenologue François Chartier. Que pensez-vous de ce principe «qu'un mariage d'ingrédients, d'aliments et de vins selon leur “parenté” moléculaire sera un mariage réussi » ? Dans un contexte où les gens cuisinent de moins en moins et ne transmettent plus leur savoir-faire à la génération qui suit, la cuisine moléculaire pourrait simplifier la vie de bien des gens et leur faire redécouvrir les plaisirs de la table... à condition d'être bien vulgarisée! |
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par Luc Hobson
il y a 1 année
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Je ne suis pas un adepte de la cuisine moléculaire et ce sujet ne faisait pas partie de cette conférence. Je reconnais par contre que cuisiner est un outil essentiel pour la santé familiale. Et oui, cette connaissance se perd dans la prochaine génération. À titre de biochimiste, je peux dire que tous les aliments sont composés de molécules. À titre de chef domestique autodidacte, faire des rappels d’un plat à l’autre est esthétiquement plaisant pour le mangeur. Je ne peux me prononcer plus sur le sujet de cuisine moléculaire. |
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par Nathalie Guimond
il y a 1 année
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Je suis curieuse : je n'étais pas à la conférence et je me demande VRAIMENT en quoi consitait ce "volet dégustation / expérimentation sensorielle"... J'imagine que c'était pour illustrer de quelle manière et à quel point nos sens peuvent parfois nous tromper? |
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par Luc Hobson
il y a 1 année
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L’expérimentation sensorielle avait comme but de démontrer comment nos sens fonctionnent ensemble pour déguster. Effectivement une démo était trompeuse, une autre illustrait le pouvoir de l’olfaction lorsque qu’on avale un arôme dissout dans l’eau. Il y a 4 démonstrations rapides en tout que j’utilise dans la classe aussi donc je ne vendrai pas la mèche ici. Par contre, je peux vous dire que le pouvoir de la vue influence fortement la dégustation tel qu'illustré par Frédéric Brochet. Ce chercheur a demander à une cinquantaine d'oénologues d'évaluer le contenu de deux verres de vin. Les deux verres avaient le même vin blanc mais un était rouge par l'ajout d'un colorant alimentaire. La plupart des experts se sont trompé au point même d'attribuer des descripteurs de fruits rouge au vin coloré. |
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par Nathalie Guimond
il y a 1 année
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"je ne vendrai pas la mèche ici."... D'accord, d'accord. Tant pis pour moi, j'avais juste à y aller. :) Merci beaucoup des infos! Tout ceci est fascinant, vraiment. |
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par Isabelle Burgun
il y a 1 année
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Bonjour Mr Hobson, |
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par Luc Hobson
il y a 1 année
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Je suis co-enseignant du cours Goûts et analyses sensorielles de l’UQAM. Mon volet est d’expliquer la physiologie du goût et son application dans l’analyse des aliments. Le but est d’enlever l’aspect de préférence (balancé, agréable) dans la dégustation dans le but de décomposer le goût en descripteurs objectifs (sucré, salé, beurre fondu) pour en faire une description objective sans émotion. Le premier volet de mon cours, je démontre que nous goûtons en utilisant nos 5 sens de la tête : vue, toucher (toute la bouche), l’ouïe (via les sons transmis par les os), les papilles gustatives et l’odorat. Ensuite pour bien analyser un aliment il faut isoler la contribution de chaque sens dans l’expérience. C’est pas facile car nos sens ne fonctionnent pas par addition mais plutôt chaque sens influence l’autre et contribue de manière inégale à l’expérience. Notre cerveau est efficacement paresseux donc il anticipe le goût de l’aliment et rempli l’image sensorielle. C’était le but des petites démonstrations à la conférence (voir ma réponse à Nathalie G.). Le volet culture, émotion et développement de l’enfant du cours est donné par Marie Watiez. J’ai peu d’expertise dans ce domaine. À titre d’exemple de liens entre la science alimentaire, la culture et la nutrition, je vous offre le paradigme Inuit : Les vitamines C et B12 sont essentielles pour l’homme. La vitamine B12 provient exclusivement de la viande donc pour un Inuit traditionnel son approvisionnement en est assuré. La vitamine C, en abondance dans les fruits et légumes, est inexistante dans la viande cuite donc cette culture a su survivre en mangeant leurs viandes et poissons crues. De plus, ils ont une abondance de vitamine D malgré que leur peau est rarement exposée au soleil car ils mangent beaucoup d’organes et gras d’animaux qui sont des sources riches de cette vitamine. L’approvisionnement d’aliments pour les Inuits se modernise et le résultat est que les taux d’obésité, diabète et de troubles cardiaques sont alarmants aujourd’hui. |
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par Nathalie Guimond
il y a 1 année
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Bonjour Annick Faurion et Luc Hobson! Question de briser la glace et de nous mettre en contexte, j'aimerais pour commencer que vous nous expliquiez vos spécialités respectives et vos domaines de recherche. :) |
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par Luc Hobson
il y a 1 année
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Ma carrière est un peu éclectique : |
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par Actualités
il y a 1 année
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À vous la parole! |
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Monsieur Hobson, merci beaucoup d'avoir pris le temps. :) Au plaisir de vous voir à l'oeuvre!