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Réduire les insecticides grâce aux OGM?

Equipe OGM, le 22 mars 2011, 20h07

Cultiver des aliments sans ajouter des insecticides : l’homme y est arrivé grâce aux aliments génétiquement modifiés. Selon le gouvernement du Québec , l’utilisation d’OGM dans la culture a des avantages potentiels pour la santé et l’environnement.

Pyrale de maïs

En les utilisant, on réduit la quantité d’herbicides ou d’insecticides nécessaires. Ainsi, de façon indirecte, l’homme consomme moins de produits dangereux et la culture d’aliments génétiquement modifiés pollue beaucoup moins qu’une culture traditionnelle.

Mais est-ce que l’usage d’OGM pesticide est vraiment bénéfique pour la santé et pour l’environnement?

Il semblerait que ces types d’OGM pourraient amener certains insectes à développer un gène résistant. À force d’utiliser le même insecticide, les insectes peuvent développer, à long terme, un gène qui y résiste. Au Québec, on cultive le maïs Bt , conçu pour résister à la pyrale du maïs, dans lequel on insère une bactérie qui « repousse » les insectes.

Pour l’instant, les études démontrent peu de résistance au Bt. Advenant que la pyrale développe un gène résistant au maïs Bt, faudra-t-il augmenter l’utilisation d’insecticides?

Malheureusement, l’utilisation de ce type d’OGM dans la culture est encore récente et on ne peut pas encore tirer de conclusion. Il faudra donc attendre que la « nature » fasse son œuvre pour constater les effets négatifs de l’utilisation d’OGM dans les champs.

Catherine Veillette

Ce billet a été écrit dans le cadre d'un travail d'équipe pour le cours RED2301 - Problèmes de vulgarisation, donné par Pascal Lapointe, à l'Université de Montréal à la session d'hiver 2011.

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Portrait de Bruno Geoffroy

Maïs génétiquement modifié, un bon point?
Un article de la revue Science (à l'automne 2010 si ma mémoire est bonne) a fait le point sur l’utilisation du maïs-Bt dans l’agriculture américaine. La conclusion : le maïs exprimant la toxine Bt réduit de façon efficace les populations de chenille (pyrale du maïs). À un point tel que les champs de maïs conventionnel plantés alentour en profitent aussi. Selon les chercheurs, cette coexistence entre maïs traditionnel et maïs génétiquement modifiés doit être maintenue pour éviter qu’une mutation de la chenille ne mène à des individus résistants aux insecticides. À l’heure actuelle, les champs traditionnels constituent un refuge pour les pyrales qui voient leur population diminuer à chaque génération, victime du maïs-Bt. Reste à évaluer l’impact de l’accumulation des protéines insecticides sur le sol et les cours d’eau.