Le BAPE a pu mettre le nez dans le dossier de l’exploitation des gaz de schiste. Voilà une majestueuse démonstration, venue tardivement mais tout de même, des possibilités qu’offre le système démocratique auquel nous prenons part. À partir de maintenant, nos dirigeants devront appliquer les précautions suggérées. Cela durera-t-il à long terme ? Les projets futurs jouiront-ils des apprentissages de ce fameux dossier ?

De grandes avancées ont été faites. Au niveau humain, la population a su s’organiser afin qu’on l’entende. Au niveau environnemental, celui-ci déjà tant préconisé, le ministère du développement durable verra à protéger les écosystèmes. L’impasse est derrière. Les avancements se feront en terrain boiteux ; l’important sera de tout noter au passage.

Plusieurs projets ayant préalablement avortés ; aurons-nous saisi ? Ces chérubins énergétiques comme les centrales nucléaires et l’exploitation du potentiel énergétique du vent via les éoliennes nous avaient pourtant mis en garde. Déjà sur toutes les lèvres le développement durable encourageait au comportement responsable. (Jusqu’aux multiples offres de subventions gouvernementales visant les produits dits à consommation réduite) La population entière connait dorénavant les enjeux, le gouvernement aurait dû saisir l’ampleur du maniement brillant de la part de l’industrie. Le feu s’est propagé aux poudres ; elles étaient bien répandues. Les vingt dernières années auraient dû suffire à préparer nos dirigeants à une trop alléchante proposition qui allait venir inévitablement.

Dorénavant, suivant les grands axes étudiés par le BAPE, le Québec cultivera-t-il le modèle de la précarité amené par l’obligation du développement durable ? La réglementation nouvelle devra inévitablement faire surgir les dossiers touchant l’usage de l’eau, la qualité de l’air, les risques naturels et technologiques nouvelles, le milieu humain, l’économie, la cohabitation harmonieuse et l’encadrement des industries émergentes. Toutes ces suggestions du BAPE qui éclairent un avenir résolument plus vert.

Une réflexion en profondeur s’avère essentielle en cette étape d’un tournant énergétique majeur au Québec : voyons-y.

Certaines recommandations intéressantes • Le versement de compensations pour les inconvénients subis par les communautés; • L’implication des instances municipales dans le processus décisionnel; • Les mesures pour favoriser l’acceptabilité sociale des projets; • Et le rôle central que devrait conserver le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs dans la délivrance des autorisations pour les activités d’exploration et d’exploitation.

Ce billet a été écrit dans le cadre d'un travail d'équipe pour le cours RED2301 - Problèmes de vulgarisation, donné par Pascal Lapointe, à l'Université de Montréal à la session d'hiver 2011.