Quoi qu’on en dise, les OGM font l’objet d’une polémique qui n’est pas près de s’arrêter. Qu’il s’agisse de leurs effets sur la santé ou l’environnement, sur les politiques, l’économie ou l’industrie, on ne verra certainement pas la controverse se clore dans un avenir proche.

Il y aura toujours ceux qui seront pour la culture des organismes génétiquement modifiés, car elle crée des végétaux qui résistent mieux aux caprices du climat, aux insectes, aux maladies ou aux herbicides et permet de produire une nourriture plus abondante qui devrait suffire à nourrir près de neuf milliards d’humains sur la planète. Les OGM permettent de fabriquer des produits cosmétiques qui retarderaient le vieillissement, et des médicaments précieux difficiles à produire autrement que par la génétique. Ils constituent une manne financière, car en 2000, le marché mondial de la génétique était évalué à 79 milliards d’euros, outre le fait qu’en limitant l’usage de désherbants, pesticides et engrais, les agriculteurs français – pour ne citer qu’un seul exemple – économisaient déjà près de 1 milliard d’euros par an.

Cela dit, les questions de base demeurent, à savoir : • Faut-il privilégier les intérêts économiques sans connaître les effets à long terme de l’usage ou la consommation des OGM? • Faut-il rendre les pays pauvres dépendants des pays riches, puisqu’ils sont incapables de produire par eux-mêmes des semences transgéniques? • Faut-il passer sous silence les possibles effets toxiques qui ne se manifestent souvent que des années plus tard?

Après tout ce qui a été dit et écrit au sujet des OGM, plus on se documente, plus on réalise qu’on ne pourra arriver à aucun consensus avant bien longtemps. Entre temps, on espère que d’ici quelques années, la science aura encore avancé pour permettre à ceux qui sont pour et ceux qui sont contre les OGM de rapprocher leurs positions. D’ici là, il faudra continuer à prôner la plus grande prudence, tout en acceptant qu’on ne puisse arrêter le progrès, et que l’expérimentation doive se poursuivre. Gladys G.

Ce billet a été écrit dans le cadre d'un travail d'équipe pour le cours RED2301 - Problèmes de vulgarisation, donné par Pascal Lapointe, à l'Université de Montréal à la session d'hiver 2011.