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Une lettre ouverte qui réfléchit sur la science à partir des réactions à l'étude de Séralini sur les OGM et le Round-up

Florence Piron, le 8 octobre 2012, 23h23

À lire attentivement par tous ceux qui ont démonisé tellement vite cette étude critique : ont-ils choisi la mauvaise cible?

Une lettre ouverte qui réfléchit sur la science à partir des réactions à l'étude de Séralini sur les OGM et le Round-up
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Une lettre ouverte qui réfléchit sur la science à partir des réactions à l'étude de Séralini sur les OGM et le Round-up

En réponse à l'indignation vertueuse de nombreux chercheurs et journalistes scientifiques, choqués par la stratégie de communication de l'équipe de Séralini qui a réservé le dévoilement de son étude sur le maïs OGM et le Round-up à un média français, cette lettre ouverte (en anglais et traduite en français), signée par de nombreux chercheurs du monde entier, résume très bien l'enjeu de cette affaire, au-delà du cas des OGM.

La publication de Séralini et l’attention médiatique qui en résulte rehaussent le niveau des défis fondamentaux auxquels les scientifiques sont confrontés dans un monde de plus en plus soumis à l’influence des entreprises. Ces défis sont importants pour l’ensemble de la science, mais ils sont rarement abordés dans les rencontres scientifiques

.

Les points abordés dans cette lettre ouverte qui s'étonne de la pluie de critiques virulentes tombée si vite sur l'étude de Séralini sont les suivants:

1. Histoire des attaques contre les études dévoilant des risques
2. Le rôle des médias scientifiques
3. Présentations médiatiques trompeuses
4. La culpabilité du régulateur.
5. La science et la politique

La conclusion:

Quand ceux qui ont un intérêt établi tentent de semer un doute déraisonnable sur des résultats gênants, ou quand des gouvernements exploitent des opportunités politiques en faisant le tri parmi des preuves scientifiques, ils fragilisent la confiance du public dans les méthodes scientifiques et dans les institutions, tout en mettant en danger leurs propres citoyens. Les tests de sécurité, la régulation basée sur la science et le processus scientifique lui-même dépendent de façon cruciale de la confiance généralisée dans un corps de scientifiques fidèles à l’intérêt public et à l’intégrité professionnelle. Si, au contraire, le point de départ de l’évaluation scientifique des produits est un processus d’approbation truqué en faveur du demandeur, et étayé par l’élimination systématique des scientifiques indépendants qui travaillent dans l’intérêt public, alors il ne peut y avoir de débat honnête, rationnel ou scientifique.

Cette lettre ouverte, publiée sur le site IndependentScienceNews, recueille encore les signatures.

Seralini and Science: an Open Letter

1 commentaire

Portrait de pascal

Faisons une expérience. Essayons de définir ce qui peut l'être. Crois-tu qu’un consensus entre ces deux "camps" serait possible, soit sur 1) ce qui définit une bonne étude scientifique ou sur 2) les circonstances où une stratégie de relations publiques pour une étude devient trop dangereuse?

Face à cette lettre, on pourrait trouver tout autant de scientifiques qui ont trouvé que cette étude n’est pas acceptable. Donc, mettre bord à bord les “pour” et les “contre” ne nous avancerait pas beaucoup. Crois-tu qu'il soit possible de faire avancer ce débat à partir de points sur lesquels tout le monde pourrait s’entendre?