Le gobie à taches noires, une espèce exotique envahissante

Le gobie à taches noires, vous connaissez? Il fait partie de la triste et célèbre liste des espèces exotiques envahissantes, plus familièrement connues sous l'acronyme des EEE.

Cette expression désigne les espèces qui son introduites accidentellement ou intentionnellement dans un milieu et qui menacent les espèces indigènes, les espèces déjà présentes en ce milieu. Les EEE concernent les animaux, les végétaux, les champignons, les microorganismes (bactéries). Dans le groupe des animaux, ce sont les poissons qui sont le plus souvent introduits et qui sont les plus sensibles aux envahisseurs. En fait, il y a tellement d’envahisseurs dans le milieu aquatique que les biologistes ont créé la catégorie des EAE, espèce aquatique envahissante. Les introductions sont de nature accidentelle ou volontaire.

Le gobie est arrivé au Canada caché dans les eaux de ballast des navires. On a signalé sa présence la première fois en 1990 dans la rivière Sainte-Claire, qui connecte le lac Huron et Érié en Ontario. Depuis, il a envahi les Grands Lacs et le fleuve Saint-Laurent. Il fait maintenant partie de l’écosystème du fleuve Saint-Laurent.

Il s'agit d'un poisson prolifique, combatif, vorace et tolérant. Il a toutes les qualités d'un conquérant! Depuis son arrivée, il a modifié l’écosystème aquatique et les relations des espèces entre elles. Pour le moment il n'a pas encore atteint les eaux intérieures, ruisseaux, rivières et lacs. Il faut absolument éviter de le transporter d'un plan d'eau à l'autre.

Comment faire pour ralentir sa progression?Vérifiez minutieusement si vous ne l'avez pas capturé, il aime bien mordre les vers qui servent d'appât pour la pêche à la ligne. Si vous le capturez, ne le remettez pas à l'eau. Il faut également nettoyer minutieusement son embarcation. et son équipement de pêche car vous pourriez transporter des oeufs et des larves sans le savoir.

Les EEE arrivent au second rang, juste derrière la perte des habitats, dans le palmarès des menaces à la biodiversité.

Pour en savoir plus sur cet envahisseur, cliquez ici