La saison des demandes de subvention est belle et bien commencée !

Avec le nombre de concours disponibles tout au long de l’année, la recherche de fonds pour nos différents projets est définitivement un job à temps plein.

À chaque fois que je passe plusieurs heures devant mon écran d’ordinateur à fignoler une demande, je pense à ce billet, écrit il y a de cela quelques mois, destiné aux étudiants gradués. Encore une fois, je crois qu’il est d’actualité en ce moment…je me permets donc de le publier à nouveau aujourd’hui. Voici...

Il m’a fallu un certain temps avant de savoir avec certitude que je voulais travailler en tant que chercheur dans un laboratoire de physiologie humaine. Je me souviens encore du moment exact où, en tout début de maîtrise et en face de l’équipement utilisé pour mesurer les échanges gazeux, je me suis dit:

C’est exactement ce que je veux faire!!!

J’ai donc apprécié chaque minute de mes études à la maîtrise et au doctorat. J’ai apprécié encore plus mon expérience en tant que postdoc dans un laboratoire danois: c’était le paradis pour étudier la physiologie intégrée (et invasive) !

Je pensais naïvement que je continuerais à passer beaucoup de temps dans mon laboratoire en tant que professeur-chercheur… Et bien…pas exactement!

Ainsi, depuis que je suis chercheur, le temps passé dans le laboratoire a été réduit au minimum: demandes de subvention, enseignement aux étudiants de baccalauréat et aux étudiants gradués, mentorat auprès de mes étudiants gradués, rédaction et révision d’articles scientifiques sont quelques tâches, parmi plusieurs autres, qui me tiennent à l’écart du laboratoire. Ne vous méprenez pas, j’adore mon travail, mais il est clair que je m’ennuie du temps où nous ne comptions pas les heures à jouer avec les équipements et à tester nos hypothèses de recherche !

J’ai passé plusieurs années dans le déni, mais là, je me suis rendu à l’évidence: je ne peux pas tout faire comme dans le bon vieux temps (lire études graduées et postdoctorat). Malgré les finances serrées, j’ai décidé d’engager une professionnelle de recherche à temps partiel. Cette nouvelle addition est définitivement un plus pour notre équipe qui aura des répercussions majeures sur nos activités de recherche !

En terminant, une petite suggestion:

Chers étudiants gradués ou postdocs, profitez de votre temps passé dans le laboratoire, car:

Les.choses.vont.changer.

Une partie de ce texte a d'abord été publié sur le site Le Physiologiste