L'examen de doctorat vise à s'assurer que l'étudiant maîtrise les connaissances requises dans son domaine de spécialisation et que son projet de recherche est pertinent et conforme aux exigences du programme. Il rédige un document détaillé présentant son projet de recherche en vue de la thèse et défend ce dernier devant des examinateurs. (Département de kinésiologie, Université Laval)

Cette épreuve est très importante en début de parcours et montre ce que l’étudiant a dans le ventre. Elle est difficile car le candidat doit en apprendre le plus possible en relativement peu de temps. Il doit en couvrir large, tout en sachant reconnaitre ses limites.

Je me rappelle encore de mon examen il y a de cela quelques années. Je dois avouer que cet examen m’intimidait…pas mal plus que la soutenance de thèse en fait. Après tout, je savais qu’avant de soutenir ma thèse, je travaillerais au moins trois ans sur mon projet de recherche...tandis qu’avant cet examen de doctorat, je serais plongé dans ce nuage de nouveaux concepts à apprendre que pendant quelques mois.

La plupart du temps, nous sommes extrêmement bien préparé à la partie « présentation orale » de l’examen. Cette dernière dure environ 20 à 30 minutes. Ensuite, il y a la fameuse période de questions. Cette partie de l’examen est assez difficile car, après avoir présenté une revue succincte de la littérature associée à son projet de recherche, le choix des méthodes utilisées, les résultats préliminaires (s’il y a lieu), l’interprétation des résultats, les perspectives ainsi qu’une conclusion générale, les examinateurs ont ensuite le loisir de poser des questions de connaissances générales ainsi que des questions très pointues en lien avec le projet de recherche. Ceci n’est pas évident pour le candidat. Après avoir passé beaucoup de temps à bien comprendre les petits détails complexes de la littérature scientifique d’intérêt, nous oublions souvent de réviser les concepts de base. Également, chaque examinateur, choisi en fonction de leur domaine d’expertise, s’attend à ce que le candidat puisse répondre à plusieurs questions pointues de leur champ d’intérêt. Sans oublier la fatigue qui vient embrouiller les pensées, après plusieurs minutes à se faire questionner !

Si je n’avais qu’un seul conseil à donner aux étudiants de troisième cycle sur le point de préparer leur examen de doctorat, ce serait celui-ci : Ne vous gênez surtout pas pour dédier plusieurs heures à la préparation de la période de questions. Demandez à des collègues de vous poser le plus de questions possibles, allant de la plus générale à la plus spécifique. Vous réduirez ainsi les risques d’être déstabilisé par une question en apparence anodine.