Dès l’âge de 8 ans, Jimmy Sévigny savait qu’il n’était pas comme les autres enfants de son âge. Déjà à 200 livres, sa masse corporelle atteindra 452 livres 10 ans plus tard. Difficile à imaginer quand on regarde l’homme, qui a aujourd’hui un poids santé, debout sur une scène à l’Agora du Collège Montmorency, remplie à craquer de jeunes qui sont venus voir sa conférence «Choisissez votre destinée», en clôture de la Quinzaine des sciences.

«Treize secondes. C’est le temps que ça a pris pour que ma vie change. Pour que mon corps me dise que ça ne fonctionnait plus, commence par dire le coach en saines habitudes de vie. En deuxième année, j’étais la vedette du jeu ‘‘roule la boule’’. Celui qui réussissait à me jeter par terre pouvait me cracher dessus le premier», raconte Jimmy.

Problèmes de santé graves

À 11 ans, Jimmy était déjà obèse morbide, en plus de faire du diabète de type 2 et de l’asthme, sans compter de gros problèmes d’estime. «Je recevais des insultes tous les jours. Même mon père me rabaissait, confie le conférencier. Un jour, au secondaire, j’ai niaisé un prof et les autres élèves ont ri avec moi. Je me suis donc mis à le faire tout le temps. Mes notes ont chuté, j’ai commencé à consommer de la drogue et j’intimidais à mon tour les plus faibles», avoue Jimmy.

Le déclic

Jeune adulte, après avoir mangé pour plus de 42 $ de malbouffe, le cœur de Jimmy s’est arrêté de battre durant la nuit. «J’ai fait un infarctus alors que j’avais votre âge. Je ne voulais pas mourir, alors je me suis débattu. Dans la vie, on doit faire des choix. J’ai décidé que j’allais tout changer ce soir-là. J’ai commencé par faire du sport et aujourd’hui, je suis triathlète amateur. L’important, c’est d’y aller un pas à la fois et de persévérer», lance comme message le bachelier en science de l’activité physique.

À la fin de la conférence, nombreux sont les étudiants qui sont venus voir Jimmy afin de lui demander conseil ou bien de leur faire part de leurs objectifs. D’une grande écoute, le conférencier a pris le temps de répondre à chacune de leurs questions.

Par Marie-Eve Cloutier – Agence Science-Presse - 10 décembre 2014