La popularité de la course à pied est grandissante. Seulement aux États-Unis, en 2011, près de 14 millions de coureurs avaient franchi la ligne d'arrivée d'une compétition, selon les statistiques de Running USA. Participerez-vous à une course cette année? Si c'est le cas, cette recherche scientifique pourrait vous intéresser.

Il semblerait que la présence d'un autre coureur n'aurait pas d'impact sur la performance. En effet, la fréquence cardiaque et la perception de l'effort sont les mêmes, peu importe qu'il y ait présence ou non d'un autre coureur. Cependant, l'épreuve semble plus facile en présence d'un autre coureur. De plus, sa présence est qualifiée de positive.

En 2012, des chercheurs du département de biologie humaine de l'Université Cape Town, en Afrique du Sud et du département des sciences de l'exercice et des sports de l'Université Northumbria, du Royaume-Uni, sont parvenus à ces conclusions.

Lors des essais sur 5 km, le rythme de course était dicté par le sujet. L'autre coureur devait courir à la même vitesse. Pour l'ensemble des essais observés, la gestion de la vitesse était la même : elle diminuait jusqu’au quatrième kilomètre, puis augmentait dans le dernier kilomètre.

Ces résultats suggèrent que la régulation de l'effort est propre à chacun. Que les stratégies de vitesse sont robustes et inconscientes, n’étant pas altérées par la présence d'un autre coureur. Cependant, selon les connaissances actuelles, il n'est pas possible de généraliser ces résultats.

Motivation intrinsèque et extrinsèque

Il existe deux formes de motivation. Communément appelées intrinsèque et extrinsèque. L'athlète engagé par l'accomplissement et le plaisir est influencé par une motivation intérieure. Tandis que, l'athlète engagé par des récompenses monétaires, la recherche de compliments, ou l'évitement de conséquences négatives est influencé par une motivation extérieure.

Les chercheurs de cette étude ont tenté d'introduire un facteur extrinsèque au sujet. Dans leur protocole, la distance entre les deux coureurs était de dix mètres. Possiblement que cette distance était trop grande pour apporter une motivation extrinsèque et modifier la vitesse du sujet.

Dans des compétitions de haut niveau, il a été démontré que certains athlètes sont plus motivés par la présence d'autres coureurs. Surtout lorsque ceux en tête se retrouvent en seconde position. Leurs comportements se modifient pour accélérer la vitesse et retrouver la première place.

Alors peu importe le type de motivation qui vous habite, il faut l'entretenir pour la conserver et atteindre vos objectifs.

Dominique Larouche