Afin de combattre l’innumérisme démontré par la récente déclaration de la ministre Maryam Monsef, je démarre la campagne #mathformaryam

En effet, il y a quelques jours la ministre fédérale Maryam Monsef a essayé de mettre aux poubelles une proposition de réforme du mode de scrutin en se montrant particulièrement condescendante envers les mathématiques. En effet, elle a affirmé que les Canadiens ne veulent rien savoir d’une formule compliquée comme l’indice de Gallagher, qui fait pourtant un truc très simple : mesurer si le pourcentage de votes reçus par chacun des partis est comparable au pourcentage de sièges qu’ils obtiennent au gouvernement.

La formule est pourtant simple, du niveau de celles enseignées au secondaire, même si la notation n’est pas nécessairement familière. Cependant, il n’en fallait pas plus pour que la ministre qualifie cette formule d’incompréhensible. Ce mépris pour l’usage des mathématiques en est un dirigé vers l’intelligence des Canadiens. D’autant plus que la formule est fort simple, celle-ci ne faisant usage que d’additions et de multiplications.

Donc le but de cette campagne est de partager des formules mathématiques que vous utilisez dans le but de montrer l’utilité et la beauté des mathématiques. Cela va aussi montrer qu’il existe des trucs pas mal plus compliqués que l’indice de Gallagher.

Pour participer, il suffit de partager sur Twitter ou Facebook avec le mot-clic #mathformaryam. N’oubliez pas d’ajouter une brève explication de l’équation.

Voici ma contribution, l’équation de la condition de Stephan utilisé en transfert thermique avec changement de phase. L’équation décrit le changement de position (d) du front de fonte en fonction du temps et fonction de la capacité calorifique de l’état solide et liquide et de la température et de l’énergie de fusion du matériel.

Cette question a d’abord été étudiée par Clapeyron et Lamé en 1831 lors de l’analyse de la formation de la croûte terrestre lors de son refroidissement. Dans ce cas, le problème est simplifié d’une géométrie sphérique et d'une couche unidimensionnelle semi-infinie. Cette solution a été trouvée indépendamment par Franz Neumann, qui la mentionne dans ses notes de conférences de 1835-1840. Néanmoins, ce type de problèmes porte le nom de Jožef Stefan, le physicien slovène qui a introduit la classe générale de ces problèmes en 1889 en lien avec la formation de la glace.