On entend souvent dire que les femmes ont une espérance de vie supérieure à celle des hommes. Que valent vraiment ces comparatifs ? Des chercheurs danois se sont posé la question et il semblerait que cet avantage puisse avoir une composante biologique concrète.

L’écart de longévité entre les hommes et les femmes existe dans tous les pays (développés et en développement). Les chercheurs ont donc tenté de comprendre si cet écart était dû uniquement à la culture, en ce sens que les femmes prennent généralement moins de risques et prennent davantage soin de leur personne.

Ils ont donc basé leur étude sur des régions du monde et des périodes temporelles où les populations vivaient une crise sociale. Ce contexte particulier permet, selon les auteurs, d’engourdir les codes culturels habituels et ainsi de recueillir des données probantes.

Cette méthode a amené les chercheurs danois au constat que l’espérance de vie des femmes était effectivement supérieure à celle des hommes dans 4 des 5 crises étudiées.

Les causes de cette longévité supérieure seraient multidimensionnelles. Au départ, on sait que l’évolution du monde nécessite un nombre de femmes plus important que d’hommes afin d’augmenter le taux de reproduction. On aborde également la double copie du chromosome X comme un facteur de protection face aux maladies génétiques qui affectent le chromosome « masculin ». De surcroît, les hormones féminines joueraient un rôle face aux maladies cardiovasculaires, contrairement à la testostérone qui, elle, ferait plutôt l’inverse.

Il reste maintenant à comprendre pourquoi les femmes, notamment en France, semblent être plus malades que les hommes dans les dernières années de leur vie.