Il y a 25 ans, on ne connaissait que les huit planètes de notre système solaire et quelques planètes naines, une des plus populaires étant Pluton. Depuis quelques années, la découverte sans cesse grandissante d’exoplanètes alimente notre espoir de pouvoir un jour répondre à la question : « Sommes-nous seuls dans l’Univers ? »

Le lancement de TESS dans l’espace, le Transiting Exoplanet Survey Satellite, permettra d’étudier l’environnement de plus de 200 000 étoiles de notre galaxie, à la recherche d’exoplanètes. C’est quoi une exoplanète ? Une planète qui orbite autour d’une autre étoile que le soleil, tout simplement.

 

Statistiquement, on estime qu’environ chaque étoile possède plus d’une exoplanète et la NASA estime que TESS pourra en découvrir environ 20 000, dont une cinquantaine environ de la même taille que la terre. Pour les découvrir, le télescope utilisera une des méthodes les plus prolifiques de découverte d’exoplanètes, la méthode des transits. Lorsqu’une planète passe devant son étoile et qu’on observe le système par la tranche, on peut observer une baisse de luminosité provenant de l’étoile. Si la baisse est systématique, on peut déterminer l’orbite, la masse et la taille de la planète, même très lointaine. C’est d’ailleurs de cette manière que le télescope Kepler, précurseur de TESS, fonctionnait.

 

Cependant, pour pouvoir analyser l’atmosphère des exoplanètes et peut-être y détecter des indices de présence de vie, comme l’oxygène ou le méthane, il faudra attendre le lancement du télescope James Webb prévu pour 2020.