À chacun ses spécialités et ses goûts ! Voici quelques sujets fascinants que j’ai abordés au fil des ans : les geysers, les rêves, les momies égyptiennes, les docteurs-clowns, la vie des orangs-outans dans un centre de réhabilitation…

On me demande souvent sur quels critères je me base pour choisir les sujets de mes articles. En général, ce sont les rédacteurs en chef des magazines pour lesquels je travaille – principalement «Les Explorateurs», «Les Débrouillards» et «Curium» - qui me les proposent.

Évidemment, ils me font des commandes en tenant compte de ma formation en biologie et de mon grand intérêt pour l’écologie (animaux, plantes, corps humain, protection de l’environnement, etc).

D’autres fois, ma curiosité est attirée par un article de journal, un reportage télévisé ou une parution sur Facebook. Dans ce cas, je fais une recherche préliminaire sur le sujet en question, puis je le soumets à un de mes rédacteurs en chef.

Ainsi, un texte affiché sur Facebook m’a fait connaître la formidable initiative d’une designer américaine qui a conçu un manteau qui se transforme en sac de couchage destiné aux itinérants ! Après avoir consulté le site web de son entreprise, j’ai envoyé une demande d’entrevue et de photos. C’est ainsi que j’ai amassé le matériel nécessaire pour rédiger un article pour le magazine «Curium».

Autre exemple : Facebook m’a fait connaître un jeune garçon de 9 ans qui a lancé une pétition visant à bannir les sacs de plastique de la ville de Gaspé. Quel plaisir de faire découvrir aux lecteurs des projets aussi inspirants !

Mon travail me donne la chance d’interviewer des scientifiques chevronnés. Ces derniers se disent toujours ravis de faire partager leur passion aux jeunes. J’ai découvert, entre autres, les recherches d’un spécialiste des dendrobates (grenouilles multicolores et venimeuses), celles d’une chercheuse qui organise des combats entre des mygales et des scorpions pour comparer leur stratégie d’attaque, le travail d’une vétérinaire qui soigne les animaux d’un zoo ou encore la vie trépidante d’un naturaliste-photographe ayant exploré les pôles.

Peut-être êtes-vous curieux de savoir quelle est la première personne que j’ai interviewée dans le cadre de mon travail ? C’était un dresseur de tigres qui m’a révélé quelques trucs de son métier hors du commun !

Je ressens toujours une grande fierté en voyant mes articles publiés et j’imagine la réaction des lecteurs. Je suis persuadée que les magazines de vulgarisation scientifique stimulent certains jeunes à poursuivre une carrière en sciences… ou en journalisme scientifique !