Aujourd’hui, c’est le premier jour de Secondaire 5 de mon petit frère. Du haut de ses seize ans, il doit commencer à penser à ce qu’il veut faire plus tard. Sera-t-il enseignant au primaire? Ingénieur? Avocat? Optera-t-il pour une profession manuelle? Plombier? Électricien? Comment savoir alors que ce qui régit ses rêves tourne autour de son dernier post Facebook, de la belle fille de la case d’à côté et du prochain match de Basketball? Il semble tellement difficile de devoir décider si tôt du chemin à prendre pour atteindre sa profession de rêve… Voici les cinq conseils que je lui donne :

1. Il faut réaliser que peu importe ce que l’on pense maintenant, il est fort probable qu’on change d’opinion plusieurs fois en cours de route. L’important c’est d’être à l’écoute de nos expériences, de ce qui nous plaît, nous rend curieux, mais aussi de ce qui nous déplait. Par exemple, mon frère ainé est un moulin à paroles. Difficile d’argumenter avec lui, il a toujours les bons arguments et les bonnes tournures de phrases. Il se dirige maintenant vers une belle carrière d’avocat, une profession qui exploite son entregent, sa prestance et surtout ses talents d’orateur. Nos talents, nos goûts et nos traits de caractère peuvent nous donner une idée des professions qui pourraient nous convenir.

2. Faites une (des) visite d’un jour ou d’un avant-midi avec un professionnel. Servez-vous de vos connaissances et de celles de vos parents pour aller passer une journée auprès d’un dentiste, d’un médecin, d’un chercheur, etc. Vous aurez une expérience directe avec la profession qui vous intéresse. Que fait un comptable dans sa journée? Et un pompier? (Exemple à l’UQAM : https://bio.uqam.ca/biologistes-dun-jour.html)

3. Si vous êtes complètement perdus, pas de stress. Plusieurs d’entre nous chercheront la « bonne profession » toute leur vie. Une bonne stratégie à adopter est celle de fermer un minimum de portes. À moins d’être complètement certain de ne pas en avoir besoin, choisissez les cours de tronc commun qui vous laisseront plus de temps pour prendre une décision sur votre futur. Et peut-être n’y aura-t-il jamais de profession parfaite… Si votre travail vous rend heureux, vous avez déjà gagné beaucoup!

4. Certaines professions ne s’enseignent pas uniquement sur les bancs d’école. Créer sa propre entreprise demande des qualités d’innovation, de créativité et de débrouillardise qu’on développe dans nos expériences personnelles. Si aucun programme ne vous correspond parfaitement, si vous avez envie de défis et votre cerveau déborde de projets, lancez-vous (http://www.jeunesse.gc.ca/fra/sujets/emplois/entreprise.shtml). Utilisez le système d’éducation comme un tremplin qui vous fournit les outils nécessaires et décollez! Il existe un nombre fou de jeunes entreprises québécoises lucratives et inspirantes. De plus, le gouvernement donne accès à plusieurs subventions pour les petites et moyennes entreprises (PMEs) http://www.subventionspretsentreprise.com/assistant/assistant.php.

5. Finalement, sachez qu’il n’est jamais trop tard pour retourner aux études. Peu importe mon âge, si mon emploi me rend malheureuse, j’espère avoir le courage d’agir et de retourner sur les bancs d’école s’il le faut. Nous sommes extrêmement choyés en éducation au Québec (et j’espère que cela durera). Les Cégeps publics et Universités offrent une quantité inouïe de programmes de différentes durées : Attestation d’études collégiales (AEC), Diplôme d’études supérieures spécialisées (DESS), Certificat, etc. N’ayez pas peur de sortir des sentiers battus et libérez-vous des limites que la société nous impose. Il n’y a pas d’âge pour apprendre.

Bonne chance et bonne rentrée!