Je suis actuellement doctorant en Physique au Laboratoire Pierre Aigrain de l'École Normale Supérieure à Paris. Passionné de physique dès l'adolescence, j'ai toujours voulu être chercheur, c'est pourquoi je me suis naturellement orienté vers des études de physique fondamentale puis une thèse. Si des sujets très médiatiques comme l'astrophysique ou la physique des particules m'ont longtemps fait rêver, en élargissant mes connaissances, mon coeur a fini par battre pour l'optique que je trouve belle visuellement et la nano-physique que je trouve belle théoriquement.

Ma thèse est à la convergence de ces deux mondes puisque j'utilise des nano-objets pour générer de la lumière. Ce qui m'a attiré vers ce sujet, outre son intérêt intrinsèque, c'était le fait de démarrer l'expérience depuis zéro et donc d'être capable de maîtriser chacun de ses détails.

J'ai eu la chance de tomber sur deux directeurs de thèse, Yannick Chassagneux et Christophe Voisin, excellents et complémentaires : ils ont sû m'encadrer fortement au début de mon travail, pour me mettre le "pied à l'étrier" mais aussi me donner petit à petit de l'indépendance, pour que je m'approprie le projet. Aujourd'hui ils restent disponibles au quotidien pour m'orienter et réfléchir à long terme sur notre travail commun.

Je n'ai pas eu de la chance uniquement dans mon encadrement, mais aussi dans mes résultats : après un an de thèse, l'expérience commençait à fonctionner, et après deux ans, c'est-à-dire cet été, j'ai enfin pu avoir les résultats qui sont résumés dans cette vidéo.

En effet, dans ce que je montre, seule la partie "application" est prospective. C'est à dire qu'on est encore loin de voir des nano-tubes à côté de nos ordinateurs - si tant est que ça arrive un jour - mais leur synthèse, leur dépôt sur des miroirs, et le fait de les mettre dans des "cavité" au bout d'une fibre optique, ça marche !

Il me reste encore un an pour continuer à développer et diversifier ce beau projet, après-quoi je souhaite partir à l'étranger pour un "post-doc" avec l'espoir de devenir un jour enseignant-chercheur. En effet, si la recherche me plaît, elle est tout de même constituée de hauts et de bas, et je trouve important d'y associer des enseignements, non seulement pour la transmission des connaissances, mais aussi pour le plaisir que cela procure en tant qu'enseignant.

Au delà des cours classiques, j'aime partager avec le grand public mon travail car les recherches sont financées par les citoyens et c'est donc à eux en définitives que nous devons "rendre des comptes".

A long terme, j'aimerai pouvoir participer à des MOOCs ou à des universités inter-âges afin de diffuser plus largement mes connaissances.