À chaque étape, toujours la même question : « Qu’est ce que je vais faire dans ma vie ? » D’autant que tout autour de vous presse à trouver une réponse.

Aussi loin que je m’en souvienne j’ai toujours été quelqu’un de curieux, et de tout. Voilà un problème : comment choisir quand tout semble intéressant ? Je n’ai toujours pas la réponse à cette question, mais j’ai trouvé quelques éléments. Tout gamin je dévorais déjà pas mal de littérature fantastique. Dan Simmons, Isaac Asimov, Philip K. Dick… tant d’aventures excitantes et angoissantes aux confins de l’espace et dans les tréfonds de l’humanité. Naturellement, les univers des jeux vidéo me fascinaient et je feuilletais avec excitation les pages de mes derniers numéros de Science & Vie.

Une certitude a pris doucement forme pendant le collège (équivalent français de l’école secondaire). De tous les enseignements dispensés, la chimie, la physique et les sciences de la vie et de la Terre étaient mes favoris. Dans ces matières se mélangeaient Histoire, célébrités, anecdotes, aventures épiques et drames tragiques : la fabuleuse et triste de vie d’Ignace Philippe Semmelweis, précurseur dans l’hygiène hospitalière, ou encore les sombres secrets de Watson & Crick dans leur découverte de la structure de l’ADN. Il m’en fallait toujours plus.

Presque une quête glorieuse de vérités, tellement de chose à découvrir et de réponses à trouver. Enfin, une conviction : peu importe le chemin emprunté, il serait parsemé d’événements et de connaissances scientifiques.

En 2006, me voilà en première année de médecine : de l’anatomie, de la biophysique et de la biologie cellulaire… tout pour me plaire ! Mais les places sont chères et après deux tentatives manquées, retour difficile à la question initiale : qu’est ce que je vais bien pouvoir faire ?

Un passage par l’université, où j’apprends la physiologie et les neurosciences. Une maîtrise en poche, mais non déterminé à faire de la recherche, je quitte la faculté pour enseigner les Sciences de la Vie et de la Terre au collège pendant une petite année. Une expérience fabuleuse, enrichissante et exténuante, mais aussi beaucoup de désillusion sur le système éducatif français.

J’ai besoin de liberté, de papillonner, d’évoluer devant un horizon large aux nombreuses opportunités. En quelques clics, je découvre Strasbourg et son master de communication scientifique. Ni une ni deux, j’attrape le train en marche. Je me retrouve dans une petite promotion d’étudiants, riche en énergie et en personnalité. Après quelques mois, nous écrivons nos tout premiers articles de journalisme scientifique. Encore quelques mois plus tard, ce sont nos premiers reportages vidéo, de la conception au montage en passant par le terrain ! Une des années les plus enrichissantes de ma vie, tant grâce aux personnes rencontrées qu’à la formation.

Presque deux années plus tard, me voilà journaliste (stagiaire) pour l’Agence Science Presse. Je parcours Montréal, son Espace pour la Vie, son Centre des sciences et je questionne, j’écris sur ce que je découvre. Plus j’écris, plus j’en apprends et plus j’en apprends, plus (et mieux) j’écris.