Quelles sont les options qui s’offrent à une femme qui ne parvient pas à allaiter ou ne désire pas le faire ? Le lait d’une autre femme serait la solution de remplacement à privilégier, selon l’Organisation mondiale de la Santé, plutôt que les substituts artificiels de lait offerts présentement sur le marché. Les services de nourrices, les banques de lait à but lucratif ou non, l’achat de lait maternel en ligne et le marché informel de partage de lait sont autant de façons d’obtenir le lait d’une autre mère aujourd’hui. Cependant, les inégalités sociales de santé pourraient augmenter en raison d’une accessibilité accrue, pour les femmes issues de milieux aisés, au lait d’une autre femme obtenu à travers des services payants. Regard sur les incidences potentielles du commerce du lait de femme.

Alors que l’allaitement maternel est perçu comme un processus rattaché au corps en continuité avec la grossesse et la naissance, le lait maternel extrait représente un produit de consommation, loin de son processus initial qui met l’accent sur le toucher et l’interaction corporelle entre la femme et l’enfant. Sa marchandisation et son contrôle biomédical en sont ainsi facilités. D’un point de vue sociologique, le lien étroit entre la promotion mondiale actuelle de l’allaitement maternel et sa marchandisation s’avère intéressant à explorer. En effet, la vente de lait maternel soulève de nombreux enjeux éthiques, tels que la reproduction des inégalités sociales préexistantes découlant notamment des rapports sociaux de classe, de genre et de race *, ainsi que l’appropriation et l’invisibilisation du travail derrière l’appel aux dons de lait altruistes.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), dans l’éventualité où les mères ne peuvent pas allaiter ni extraire leur lait, le lait d’une autre femme serait l’option de remplacement à privilégier [1]. Les substituts du lait maternel sont ainsi placés au dernier rang de la classification de l’OMS de l’alimentation du bébé. Depuis 2001, l’OMS recommande l’allaitement maternel exclusif * pendant les six premiers mois du nourrisson ainsi que la poursuite de l’allaitement jusqu’à deux ans ou plus, accompagné d’aliments complémentaires [2]. Afin d’encourager les mères à allaiter leur enfant, les spécialistes de la santé mettent systématiquement l’accent sur les bénéfices nutritionnels et immunologiques de l’allaitement maternel pour le bébé, notamment la diminution des risques d’infections gastro-intestinales et d’infections des voies respiratoires supérieures [3].

Le recours au lait d’une autre femme que celui de la mère pour nourrir son enfant n’est pas nouveau. La mise en nourrice est une pratique attestée dans l’histoire depuis l’Antiquité, mais cette pratique a progressivement disparu en Occident depuis l’arrivée des substituts de lait maternel [4]. Or, la promotion de l’allaitement maternel conduit aujourd’hui à la réémergence de la marchandisation du lait de femme. Aucune n’est encore implantée au Canada, mais trois banques de lait à but lucratif existent maintenant aux États-Unis : Medolac® Laboratories, Prolacta Bioscience et International Milk Bank. Bien que la majorité des banques de lait nord-américaines restent des organisations à but non lucratif, les banques de lait lucratives viennent bousculer la vision historique et philanthropique des banques de lait publiques en raison de leur recherche de profits. Dans les deux cas, le lait recueilli sert principalement aux bébés prématurés. La différence majeure entre les banques de lait à but lucratif et les banques de lait sans visée lucrative réside dans le fait que ces dernières ne paient pas les donneuses et facturent seulement quelques dollars aux unités de soins intensifs néonataux des hôpitaux pour couvrir leurs frais de pasteurisation, de transport et de dépistage.
 

Un lait maternel fortifié

Fondée en 1999 dans le sud de la Californie, Prolacta Bioscience se dit « pionnière dans la standardisation des produits de lait humain [5] » (notre traduction). Elle est la première compagnie privée productrice d’un lait maternel dit « fortifié » ou « amélioré », car concentré en protéines, gras et minéraux. Chaque once de ce produit est créée à partir de 10 onces de lait maternel. Parce qu’elle adopte un discours valorisant le lait maternel comme la substance idéale pour les nourrissons, mais aussi un discours commercial présentant ses produits à base de lait maternel comme possédant des propriétés supérieures, Prolacta Bioscience pourrait modifier la représentation que les gens se font du lait maternel. Celui-ci pourrait être déclassé par des produits de lait maternel fortifié et standardisé, puisque la science parvient à transformer « une substance naturelle » en un « meilleur produit ». Ce lait maternel fortifié est présenté comme un produit pharmaceutique et vendu principalement aux unités de soins intensifs néonataux des hôpitaux au coût de 180 $ américains l’once [6]. L’alimentation d’un bébé prématuré nourri exclusivement au lait maternel fortifié est évaluée à 10 000 $ américains pour un séjour de 60 jours aux soins prénataux intensifs. Le coût de ce produit est facturé aux assureurs [7]. Prolacta Bioscience se défend de vendre ses produits à fort prix et soutient que l’utilisation de ceux-ci permettrait aux hôpitaux d’épargner de l’argent. Citant les résultats de son essai clinique, Prolacta Bioscience affirme que la diminution de l’incidence de l’entérocolite nécrosante, une maladie intestinale grave fréquente chez les bébés prématurés, associée à la consommation exclusive de lait maternel fortifié ferait au bout du compte économiser les hôpitaux. La présence de ce produit sur le marché représente donc un changement dans la manière dont les hôpitaux traitent les enfants nés prématurément.

Prolacta Bioscience se procure son produit de base auprès de neuf sites de dons affiliés à l’entreprise pour collecter les dons de lait des femmes. L’un de ces sites de dons, Tiny Treasures Milk Bank, est particulier, puisqu’il est administré directement par Prolacta Bioscience et que, contrairement aux autres, il dédommage ses donneuses à la hauteur de 1 $ américain par once, en plus de fournir gratuitement des sacs de stockage pour le lait maternel et de rembourser les frais d’expédition réfrigérée ou l’achat d’un tire-lait électrique.

La venue des banques de lait privées et le fait de payer les donneuses font grand débat. Les banques à but lucratif soutiennent que leur arrivée sur le marché du lait maternel ne fait que donner le choix aux femmes de recevoir une compensation pour leurs dons. Les personnes qui s’y opposent affirment quant à elles que leur présence sur le marché diminue grandement la quantité de dons obtenus par les banques de lait sans but lucratif [8], qui ne peuvent se permettre d’offrir cette compensation financière minime qui agit toutefois comme un incitatif. Leur crainte est donc que les compagnies accaparent les excès de lait, et fabriquent des produits qui seraient, au bout du compte, inaccessibles à la plupart des familles, tout en laissant moins de lait disponible pour les banques de lait à but non lucratif. Les données semblent confirmer cette crainte : Prolacta Bioscience a traité à elle seule 2,4 millions d’onces de lait en 2015 et prévoyait en traiter 1 million de plus l’année suivante. Cette quantité doit être comparée aux 3,1 millions d’onces de lait traitées en 2013 par l’ensemble des 18 banques de lait maternel sans but lucratif membres de l’organisme Human Milk Banking Association of North America (dont 15 sur 18 sont situées aux États-Unis) [9].
 

#DonnerdulaitDonnerlavie

Un vif débat entoure donc le don de lait de femme. La générosité des mères semble nourrir les bénéfices de l’entreprise, puisque Prolacta Bioscience n’indemnise qu’un petit nombre de donneuses. La compagnie privée ne divulgue pas ses revenus, mais elle générerait annuellement un chiffre d’affaires de près de 44,5 millions de dollars [10]. La compagnie obtient majoritairement son produit de base sans payer les fournisseuses (ou très faiblement dans le cas de Tiny Treasures Milk Bank) en faisant appel à la générosité des donneuses grâce à une image altruiste, philanthropique et salvatrice du don de lait. Au cœur de ce débat se dégagent donc deux profils de donneuses : les femmes altruistes, souvent de classe moyenne, qui refusent d’échanger leur lait contre rémunération, car elles prônent le don de soi et souhaitent sauver les bébés prématurés, et celles qui souhaitent être rémunérées pour leur lait, souvent de classe défavorisée et souvent perçues comme étant motivées uniquement par le profit [11]. Les banques de lait privées reprennent ainsi à leur avantage la rhétorique associée aux banques de lait traditionnelles et les stéréotypes de genre féminins, en plaçant le don de lait ou de soi comme une extension du travail de soin (care) associé aux rôles de femme et de mère. Par exemple, les campagnes de sensibilisation au don de lait utilisent des slogans tels que « Sauver les bébés une goutte à la fois », « Le cadeau d’une femme pour un début de vie sain », « Votre lait maternel peut sauver des vies » ou encore des mots-clics comme #DonnerdulaitDonnerlavie (nos traductions).

Ces slogans laissent entendre que le lait sera remis gratuitement aux nourrissons dans le besoin, alors que, dans certains cas, il sera offert uniquement aux parents qui ont le privilège d’avoir des assurances couvrant ce produit. Lors de la fusion entre The International Breast Milk Project et Prolacta Bioscience, une entente tacite n’a pas été respectée. The International Breast Milk Project était un groupe de mères qui s’était donné comme mission de récolter 50 000 onces en dons de lait pour aider des bébés orphelins d’Afrique du Sud. Le groupe a fusionné en 2007 avec Prolacta Bioscience afin que l’entreprise assure la sécurité et la qualité du lait donné ainsi que son transport vers l’Afrique du Sud. Or, seuls 25 % des dons ont réellement servi à la cause initiale. En effet, 75 % des dons recueillis ont été achetés par Prolacta Bioscience au coût de 1 $ américain l’once et ont été revendus aux unités de soins intensifs néonataux des hôpitaux américains pour environ 35 $ l’once [12].

Tout comme d’autres parties du corps telles que les ovules, le sang et les cellules souches, par exemple, le lait de femme s’intègre dans la mise en marché du corps et de ses produits en pièces détachées au sein de ce que les économistes appellent la bioéconomie *. Comme le montre la sociologue Céline Lafontaine [13] sous une perspective féministe matérialiste, l’appel massif au don, du lait maternel dans ce cas-ci, abrite une logique d’appropriation et d’invisibilisation du travail des femmes. Effectivement, le don de lait implique une forme de travail qui demande du temps et de l’énergie, et qui n’est généralement pas reconnu en raison de la rhétorique salvatrice entourant le don de lait. Dans ce contexte, le lait de femme devient une marchandise d’une grande valeur séparée de sa source de production, la mère, et de son processus, l’allaitement maternel.
 

Les inégalités sociales de santé

La marchandisation croissante du lait de femme peut avoir pour effet de restreindre l’accès au lait maternel pour les enfants de femmes de classes défavorisées. Ici, la marchandisation discutée va au-delà de celle promue par Prolacta Bioscience ; elle couvre également les autres banques de lait à but lucratif, les services de nourrices et la vente de lait maternel en ligne, par exemple. Dans l’éventualité où le lait maternel serait effectivement le meilleur qui soit pour la santé des enfants (affirmation remise en question par plusieurs auteures [14]), l’incidence de sa marchandisation sur les inégalités sociales de santé est à explorer. En sociologie de la santé, les inégalités sociales de santé sont définies comme des différences dans l’état de santé observées entre des groupes sociaux de différents niveaux dans une hiérarchie sociale [15]. Ici, la principale hiérarchie sociale concernée est le statut socioéconomique * des parents. Le coût élevé du lait maternel quand il est acheté peut signifier que son accès sera déterminé, entre autres, par le statut socioéconomique du ou des parents. Par ailleurs, les femmes moins nanties pourraient être davantage motivées à vendre leur lait que les femmes plus aisées. Si leur lait est leur seul moyen d’échange économique, elles seraient alors plus vulnérables à l’exploitation dans cette marchandisation [16].

En contexte états-unien, les femmes de statut socioéconomique élevé ont déjà des taux supérieurs d’allaitement maternel [17]. Plusieurs raisons expliquent les taux d’allaitement différenciés selon le statut socioéconomique : un accès ou non aux congés de maternité payés, l’impossibilité pour certaines de combiner allaitement et emploi salarié, un niveau d’éducation qui permet une meilleure adhésion aux recommandations de santé publique, une perception négative de l’allaitement par les mères des classes socioéconomiques défavorisées, l’embarras face à l’allaitement en public, etc. [18]. Compte tenu des contraintes associées à la combinaison de l’allaitement et de l’emploi salarié, la ségrégation professionnelle de race et de genre illustre bien la manière dont les rapports sociaux peuvent s’imbriquer. En effet, les femmes et plus particulièrement celles racialisées sont sous-représentées dans les postes professionnels et de direction. Elles ont ainsi moins accès à des congés de maternité payés et à des lieux de travail ayant des programmes de lactation ou à des endroits appropriés pour extraire le lait et le conserver de façon adéquate, ce que Jennifer C. Lucas et Deborah McCarter-Spaulding nomment des « lieux de travail amis de l’allaitement » (notre traduction). Selon ces auteures, les différences socioéconomiques et raciales en emploi sont des facteurs contributeurs importants aux écarts raciaux et socioéconomiques dans les taux d’allaitement [19].

De la même manière, le positionnement social * des parents déterminerait en partie l’accès au lait maternel dans le contexte de la marchandisation discuté dans cet article. Selon Robin Lee, les parents les plus susceptibles d’être en mesure de payer pour le lait sont blancs, riches et vivent dans les pays du Nord [20]. La marchandisation du lait maternel comporte donc le risque de creuser davantage les inégalités sociales de santé en réduisant de diverses manières son accès pour certains groupes sociaux. Ces questions éthiques ne doivent pas être négligées.

 

Annick Vallières — Programme de doctorat en sociologie, Université de Montréal

 

Lexique : 

Allaitement maternel exclusif : le bébé est nourri uniquement de lait maternel, sans aucun autre liquide ou solide (à l’exception des gouttes ou sirops de vitamines, de minéraux ou de médicaments).

Bioéconomie : ensemble d’activités économiques liées à l’innovation, au développement, à la production et à l’utilisation de produits et de procédés biologiques.

Positionnement social : la position précise qu’occupe une personne ou un groupe au sein des hiérarchies sociales. Le positionnement social renvoie donc à l’articulation de différentes caractéristiques, notamment l’ethnicité, le statut socioéconomique, le genre et l’âge.

Race : renvoie ici au processus de racialisation, c’est-à-dire le produit d’une catégorisation sociale basée sur des phénotypes (caractéristiques apparentes d’un individu) qui entraîne des différences profondes de chances et de privilèges dans la société.

Statut socioéconomique : il est déterminé par le niveau de revenu, de richesse, de scolarité et de prestige d’une personne.
 

 

Références :

[1] OMS – Organisation mondiale de la Santé. (2017). Thème de santé. Allaitement. Repéré à http://www.who.int/topics/breastfeeding/fr/

[2] Ibid.

[3] Naître et grandir. (2017). Allaitement : les bienfaits du lait maternel. Repéré à http://naitreetgrandir.com/fr/etape/0_12_mois/alimentation/fiche.aspx?doc=naitre-grandir-allaitement-maternel-avantage

[4] Delahaye, M. (1990). Tétons et tétines. Histoire de l’allaitement. Paris, France : Trame Way.

Fildes, V. (1986). Breasts, Bottles and Babies: A History of Infant Feeding. Édimbourg, Royaume-Uni : Edinburgh University Press.

Golden, J. (1996). A Social History of Wet Nursing: From Breast to Bottle. Columbus, Ohio : Ohio State University Press.

[5] Site internet de Prolacta Bioscience. Repéré à http://www.prolacta.com/

[6] Pollack, A. (2015). Breast milk becomes a commodity, with mothers caught up in debate. The New York Times. Repéré à http://www.nytimes.com/2015/03/21/business/breast-milk-products-commercialization.html?_r=0/

[7] Buia, C. (2015). Newsweek. The booming market for breast milk. Repéré à http://www.newsweek.com/2015/06/05/booming-market-breast-milk-335151.html/

[8] Moreau, A. (2015). Le commerce du lait maternel en croissance. Planète F Magazine. Repéré à https://www.planetef.com/2015/06/le-commerce-du-lait-maternel-en-croissance/

[9] Pollack, op. cit.

[10] Buzzfile. (s. d.). Prolacata Bioscience, Inc. Repéré à http://www.buzzfile.com/business/Prolacta-Bioscience,-Inc.-626-599-9260/

[11] Swanson, K. W. (2014). Banking on the Body: The Market in Blood, Milk and Sperm in Modern America. Cambridge, Mass. : Harvard University Press.

[12] Fentiman, L. C. (2012). Marketing mothers’ milk: The market for human milk and infant formula (p. 169-179). Dans P. H. Smith, B. L. Hausman et M. Labbok (dir.), Beyond Health, Beyond Choice: Breastfeeding Constraints and Realities. New Brunswick, N. J. : Rutgers University Press.

Hassan, N. (2010). Milk markets: Technology, the lactating body, and new forms of consumption. WSQ: Women’s Studies Quarterly, 38(3-4), 209-228.

[13] Lafontaine, C. (2014). Le corps-marché. La marchandisation de la vie humaine à l’ère de la bioéconomie. Paris, France : Seuil.

[14] Plusieurs auteures remettent en doute l’importance accordée aux bénéfices santé de l’allaitement maternel, surtout en contexte occidental où l’utilisation du lait artificiel se fait dans des conditions sanitaires adéquates. Pour en savoir davantage, voir notamment Courtney, J. (2015). Lactivism: How Feminists and Fundamentalists, Hippies and Yuppies, and Physicians and Politicians Made Breastfeeding Big Business and Bad Policy. New York, N. Y. : Basic Books ; Rosin, H. (2009). The case against breast-feeding. The Atlantic. Repéré à https://www.theatlantic.com/magazine/archive/2009/04/the-case-against-breast-feeding/307311/ ; Wolf, J. B. (2011). Is Breast Best?: Taking on the Breastfeeding Experts and the New High Stakes of Motherhood. New York, N. Y. : New York University Press ; et Wolf, J. B. (2007). Is breast really best? Risk and total motherhood in the National Breastfeeding Awareness Campaign. Journal of Health Politics, Policy and Law, 32(4), 595-636.

[15] Aïach, P. et Fassin, D. (2004). L’origine et les fondements des inégalités sociales de santé. La revue du praticien, 54(20), 2221-2227.

[16] Lee, R. (2016). The ethics of human milk exchange and sale. Repéré à https://impactethics.ca/2016/03/29/the-ethics-of-human-milk-exchange-and-sale/

[17] Centers for Disease Control and Prevention. (2013). Progress in increasing breastfeeding and reducing racial/ethnic differences — United States, 2000–2008 births. Morbidity and Mortality Weekly Report, 62(5), 77-80.

[18] Pour des recensions des facteurs influençant l’initiation et la durée de l’allaitement, voir notamment Meedya, S., Fahy, K. et Kable, A. (2010). Factors that positively influence breastfeeding duration to 6 months: a literature review. Women and Birth, 23(4), 135-145 ; et Johnston-Robledo, I. et Fred, V. (2008). Self-objectification and lower income pregnant women’s breastfeeding attitudes. Journal of Applied Social Psychology, 38(1), 1-21.

[19] Lucas, J. C. et McCarter-Spaulding, D. (2012). Working out work: Race, employment, and public policy. Dans P. H. Smith, B. L. Hausman et M. Labbok (dir.), Beyond Health, Beyond Choice : Breastfeeding Constraints and Realities (p. 144-156). New Brunswick, N. J. : Rutgers University Press.